Scènes de la vie narbonnaise : du rouge, du jaune et un peu de tout…

 

Jeudi !

À l’extrémité gauche de la passerelle de pied qui enjambe la Robine, un couple d’évangélistes vestimentairement coincés, de part et d’autre d’un présentoir exposant des brochures à la gloire du Seigneur. À leurs mains ointes, des feuillets. Leur titre : « La Bible c’est la vie ».

Quelques mètres plus haut, entre le pont de la Liberté et la fin (ou le début) des Barques de Cité, deux missionnaires débraillés – un homme, une femme –  autour d’un chevalet à l’enseigne de « Lutte ouvrière ». Dans  leurs bras miltants, des journaux. À la Une : « Macron démission ».

Rive droite, de l’autre côté du Pont, à l’entrée du Parvis des Halles, cinq Femen de sous-préfecture ridiculement, en Marianne, grimées ; leurs corps et leurs seins, au « peuple » heureusement cachés. Près d’elles, une petite troupe de Gilets Jaunes. Sur leurs chasubles publicitaires : « Macron du pognon, RIC… »

Plus tard, les mêmes dames (ou pas), place de l’Hôtel de Ville, aperçues entre la patinoire et un arbre en boule synthétique lumineux, à vives foulées filaient vers l’entrée de la mairie. Un « barbu » (!?) jaune pesamment suivait. Dans le cadre, l’image d’un marché « oriental », n’était-ce le rouge, s’est brièvement imposée…

Devant mon petit immeuble, avec une voisine. Son petit-fils, qui vit en Suisse, me dit-elle, va se marier à Las Vegas, parce que trop de monde de la famille, en France, à inviter. Mais où donc, en Suisse, habite-t-il, lui ai-je alors demandé. Sa réponse : « à Annecy » !

Je m’impose ce sujet de philosophie : l’Autre ! Tout ce qui n’est pas moi-même et mêmement me définit…

Dans le journal d’André Gide, je note ceci : « Nous pataugeons dans l’à-peu-près. »

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Commentaires (5)

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    Camus Thierry

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    Je vous sens fébrile Mr Santo , à vos yeux tous les opposants à notre bien-aimé souverain Macron1e sont vulgaires , débraillés , affublés de casquette de « caillera »etc… Il faut faire attention à ne pas verser dans le mépris de classe à l’image du chef de file des députés REM à l’assemblée nationale qui se considère comme trop intelligent et subtil pour être compris par les gueux . Aucun crime n’est vulgaire , mais la vulgarité est un crime . La vulgarité c’est ce que font les autres , Oscar Wilde . Dans l’histoire je pense sincèrement que les plus vulgaires , ce sont ces soit-disant élites qui nous gouvernent .

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      Michel Santo

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      Ah ! je l’attendais celle là : mépris de classe ! Vous savez, je ne les ai pas inventé ces scènes de la vie de notre petite cité. Et le souvenir de lectures du même Oscar vient à propos en vous lisant : un maître dans l’ironie, pas toujours bienveillante, mais jamais vulgaire justement , à l’endroit de ses contemporains, comme de lui même d’ailleurs.

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        cetace_jovial

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        La classe des adorateurs du macronisme pardi !

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          Michel Santo

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          Mon cétacé préféré est plein de nuances : la moindre pointe d’ironie, la plus petite allusion à un ridicule de GJ, ou à des comportements ou des propos de certains d’entre eux tout simplement inacceptables, et me voilà catalogué d’adorateur du macronisme. Que vous dire ! C’est gros comme une baleine et tellement bête !

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    Celine

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    Ce qui est drole dans le commentaire précédent c’est que l’on vous accuse de mépris de classe, mais sans jamais préciser a quelle classe vous etes supposé appartenir…
    Alors Camus Thierry ?

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