Christine Breyton, l’ancienne secrétaire de la section Ps de Narbonne, vient de déclarer publiquement, par voie de presse, qu’elle se mettait, elle aussi « En Marche » avec Emmanuel Macron. Un évènement à la petite échelle de ma modeste cité, qui toutefois se veut grande, certes, mais qui témoigne du trouble et des tensions qui affectent ce parti un peu partout en France, depuis l’abdication de Hollande et la défaite de Valls à « la primaire de la petite gauche ».
Alain Perea, le jeune maire de Villedaigne et vice-président du Grand Narbonne n’est pas qu’en « En Marche » ! Il déménage, fonce, laboure… Vendredi, dans son modeste foyer municipal, il réunissait 120 personnes ; et samedi, il était à Lyon, dans un immense Palais des sports, avec Macron et plus de 10 000 personnes. Un changement de planète, que dis-je, d’univers ! La foule débordait dans les rues de la capitale des Gaules, alors que dans son petit village elles sont habituellement désertes tant on y craint de répétitives et catastrophiques inondations. Mais bon ! il fallait la remplir sa petite salle des fêtes. Pour la galette des rois ou le loto annuel de l’Amicale bouliste, c’est du gâteau. Pour un éloge macronien à l’heure de l’apéritif, c’était une autre chanson. Et pour dire quoi ? Eh ben, qu’ il veut marcher devant, pas derrière ou à côté ; ne pas faire de la figuration ou assurer l’intendance ; ou porter sur ses épaules de déménageur l’ambition de jeunes et anonymesmembres de la société civile locale. Y’ en a, oui !« C’est dit, c’est fait, je veux être député ! » gazouille-t-il… Et d’en fanfare communiquer pour le faire savoir. Ses amis encartés comme lui au PS, jusqu’à quand ? à l’ouïr ne savent d’ailleurs plus qu’en penser – mais l’est-il toujours ? D’autres se demandent quand il sera viré ; la plupart s’en foutent ou regardent ailleurs ; certains discrètement le suivent ; son président d’Agglo ne veut pas s’en mêler ; la députée sortante, M.Hélène Fabre, ne peut pas l’encadrer ; lui non plus d’ailleurs ! Bref, dans le microcosmepolitique de ce petit bout de France qui se veut grand, l’interrogation quasi métaphysique est : combien comptent Macron et Perea, s’il est investi pour les législatives de juin ? Être ou ne pas l’être, et quand, telle est sa question…
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Ce matin, dans l’Indépendant, l’annonce de la candidature de la députée PS sortante aux législatives de 2017 – elle sera seule en liste à la primaire de son parti – Marie-Hélène Fabre, et, sur Radio Grand Sud FM, celle d’Alain Perea, le jeune Vice-Président PS du Grand Narbonne, qui veut être le : « précurseur du grand chambardement à venir au PS après mai 2017 ».
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