Photo article en lien signé Laurent Dubois 30/09/2015
Avant-hier, 30 septembre, avait lieu une dernière réunion autour de Nicolas Sarkozy avant celle de la Commission Nationale d’Investiture, qui devrait valider les investitures départementales aux régionales. Reste, d’ici mercredi prochain, à désigner encore celles du département des P.O et de l’Aude. (cf l’article de Laurent Dubois) Alors que la partie semblait gagnée pour le maire de Leucate Michel Py, tout lui reste donc encore à faire, d’ici mercredi prochain.
Hier, je faisais observer, dans ce blog, qu’en « venant porter ses forces de dissuasion gouvernementales sur Montpellier et l’Hérault, le PS a bien évalué la menace, dans un département où, divisé et encore sous le choc de deux défaites face au maire de Montpellier – municipales et départementales – il sait jouer son avenir… ou sa perte. Le combat y est féroce! ». Et je n’avais pas encore tout lu et tout vu du plan de bataille mis au point par le QG de Carole Delga. Comme cette invitation faite aux étudiants de Montpellier de venir débattre avec Christiane Taubira, dans un lieu confidentiel, « au centre de Montpellier ». On remarquera les petits logos PS/PRG en bas à droite, et surtout l’absence de Sylvia Pinel, sa deuxième de liste pour ces élections régionales.
Ce n’est donc pas joué chez les Républicains, dans l’Aude. Pour la tête de liste s’entend. La semaine dernière, lors d’une réunion autour de Nicolas Sarkozy, tout semblait « verouillé » au profit de Michel Py, mais il semblerait que Dominique Reynié défende encore la candidature de Didier Mouly. Le dernier mot revenant au Parlement du parti après que la Commission Nationale d’Investiture (CNI) se soit prononcée sur les listes proposées par les instances départementales, c’est donc le 7 novembre que nous serons définitivement fixé. En attendant cet insoutenable suspens, dans l’entourage de Didier Mouly, chez ses conseillers municipaux membres du parti de Michel Py, on s’active en faisant jouer relations et proches de Nicolas Sarkozy pour défendre la candidature du maire de Narbonne.
J’avoue ne pas comprendre la logique politique qui amène les dirigeants socialistes du Languedoc-Roussillon, et madame Delga, à se battre encore pour défendre cette funeste idée d’une présidence déléguée qui, de surcroît, serait réservée à monsieur Damien Alary. L’argument avancé, pour les plus cohérents d’entre eux, est celui d’une représentation régionale qui serait ainsi à la hauteur du « poids » de l’actuelle région L-R. Un argument qui ne tient pas si on s’en tient au seul paramètre institutionnel qui compte: la répartition des sièges dans le futur conseil régional. Que constate-t-on, en effet? He bien que sur les 158 sièges en question, 85 reviendront à des élus des 5 départements de l’actuel Languedoc-Roussillon. 53% des sièges donc!
Rapide contre-analyse du sondage commandé par les Verts (1) de la future grande région LRMP. Comme je le notais dans mon billet sur le vrai-faux sondage caché (1), les intentions de vote pour le candidat mariniste restent stables: Louis Aliot était déjà à 27 % dans le sondage datant de fin juillet, et celles de Dominique Reynié aussi, qui obtenait 25 % des intentions de votes, malgré de sérieuses secousses internes à son camp. C’est donc à gauche, dans ce sondage, que l’on constate le plus d’évolution dans les intentions de vote. D’abord et contrairement à ce qui est avancé par nombre de commentateurs, ce ne sont pas Carole Delga et le seul PS qui font 22%, mais Carole Delga et le PS, plus Sylvia Pinel et le PRG. Ce qui, si on estime l’apport du PRG à au moins 2%, ramènerait le PS à 19, au mieux – voir mon billet -. Comparé avec les scores de Malvy et Frêche en 2010 au premier tour, on constate de sérieuses pertes.
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