Contre-Regards

par Michel SANTO

Articles marqués avec ‘Tourisme’

Chronique de Narbonne. De la “Glisse” naîtrait une “Californie” languedocienne?!

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Faire du vent une source de valeur, de profits et d’emplois, tel était le thème des assises de la glisse et du vent, mercredi, organisées par “Triangle d’Oc Développement”, l’association qui réunit les chambres de commerce et d’industrie de Béziers et Narbonne, en  partenariat avec l’Agglo du Grand Narbonne. Le projet! “faire naître une “Californie” languedocienne, une “wind valley” qui déborderait largement sur tout le littoral de la région”. Avec ce leitmotiv , aussi faux que stupide et moralement douteux : “il faut tourner la page du tourisme glacière-parasol”. Faux, parce que toute l’offre touristique du littoral est durablement tournée vers un tourisme estival de “masse”; stupide, parce que l’on ne voit pas comment un tourisme dit de glisse  pourrait le remplacer; et enfin moralement douteux, parce que derrière l’image de la glacière-parasol se cache un insupportable mépris de “classe”. Quant à la “Californie” qui pourrait naître de ces activités, rappelons que le Triangle d’Oc, avec ses 500 000 habitants, est plutôt à l’échelle de la seule zone urbaine californienne de Santa Rosa qui, avec 495 000 habitants en 2013, est au douzième rang très loin derrière les 13 130 000 de Los Angeles-Long Beach-Anaheim. Un peu plus de modestie conviendrait mieux qu’une ambition outrageusement disproportionnée. Et plutôt que de mettre en concurrence et en opposition, les différents types de tourisme: balnéaire, “rural”, environnemental, patrimonial, de glisse…, mieux vaudrait s’appliquer à les combiner dans une politique d’ensemble cohérente. Pour ce faire, que l’on commence donc par transférer au Grand Narbonne, ainsi que dans les autres Agglos du Triangle d’Oc, si ce n’est déjà fait, l’ensemble de la compétence tourisme. Ce secteur souffre aussi d’un éparpillement des moyens et des outils institutionnels censés le promouvoir…

Un crime symbolique.

Château de Peyrepertuse. C’était un après midi d’un mois d’août particulièrement venteux. La plage de Gruissan était presque déserte. À l’exception de deux couples qui s’occupaient à construire un château de sable. L’ouvrage achevé, une gamine se mit à sauter par-dessus tours, tourelles et murailles en criant « j’ai mon château cathare, j’ai mon…, j’ai mon… ».