Vallaud et le PS, sous l’eau, Larcher et LR, paniqués…

   

Je lis ceci sur la page Facebook de Boris Vallaud, le porte parole du PS : « On l’avait enterrée, quand je regarde les choses je crois que ce n’est pas le cas. EELV est en tête, la préoccupation environnementale l’explique et c’est aujourd’hui heureusement partagé. Nous aurions pu construire un projet ensemble avant, c’est regrettable. Il y a 2 ans, nous avions le même candidat à l’élection présidentielle, que nous soyons EELV, PS ou Générations, et je regarde aujourd’hui les résultats : ensemble nous sommes devant LREM. C’est de ce constat là qu’il faut partir pour dire que pèse sur nous une exigence considérable, je dirais même un exigence de salubrité environnementale, sociale et publique, qui est de constituer une alternative à LREM. En tout cas, ce que je constate c’est qu’il se passe quelque chose à gauche et qu’il faut le considérer comme un terreau fertile plutôt que comme de la cendre. »

Certes, le porte parole du PS est dans son rôle : il ne peux pas dire autre chose ! Mais ressortir et promouvoir une stratégie « d’union de la gauche », alors que ses diverses composantes sont profondément divisées sur le fond, comme sur la forme, est  inévitablement vouée à l’échec. S’ajoute à cela, le fait que cette proposition est profondément dissuasive envers la gauche modérée ayant rejoint LREM. De plus les Verts, sous la direction de Jadot, ont clairement décidé de s’affranchir de toute alliance privilégiée avec la Gauche de l’ex union. Dans l’état de cette dernière, l’intérêt des écologistes, pour devenir une force politique « crédible » (c’est le mot même de Jadot) est, en effet, de s’en émanciper ; et celui de la LREM de se rapprocher de ces derniers. Les alliances qui vont se nouer pour l’élection du Président de la Commission, et lors des prochaines municipales, de ce point de vue, seront forts instructives… La situation dans laquelle se trouve le PS en particulier est, enfin, d’autant plus compliquée qu’il devrait avoir à faire face à  la mise sur orbite, au sein de LREM, de personnalités de la gauche social démocrate, comme Le Drian, afin de consolider  l’électorat de gauche modéré venu à elle lors de la dernière présidentielle.

Quant aux LR, après l’implosion des dimanche dernier, ce parti se retrouve « à terre », sans stratégie de rechange, programme et leader. Ce matin, le Président du Sénat, Gérard Larcher, a lancé un appel de panique afin d’éviter un nouveau désastre électoral aux prochaines municipales, qui signerait la perte, par la droite, de sa majorité à la Chambre Haute, et aussi celle de son fauteuil. Il propose ainsi, en catastrophe, de « renouer avec le centre »  et d’engager « une démarche au travers des territoires afin de reconstruire un projet » qui  les rassemble. Un centre droit qui est déjà en grande partie aux affaires, au coeur du dispositif de LREM, avec un premier ministre issu de ses rangs. Bref, dans les cordes et pressé par le temps, je ne vois pas comment ce parti, même avec Gérard Larcher aux manettes, pourrait s’en dégager. Sa seule chance  serait évidemment que LREM ne puisse trouver de candidats crédibles pour la représenter dans chacun des territoires concernés *  !  Et d’être très convaincant pour retenir des troupes municipales qui pourraient être tentées de rejoindre Édouard Philippe et ses amis…

* Le raisonnement vaut pour le PS

     

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