Contre-Regards

par Michel SANTO

Les pharmaciens, notaires etc…, des professions si peu libérales et aujourd’hui massivement fermées!

drapeau rouge

La France, c’est une de ses spécialités, fabrique des professions dites « réglementées », dont l’accès et l’exercice sont subordonnés à la possession de qualifications spécifiques et qui bénéficient de rentes de situation gravées dans le marbre législatif et règlementaire. Du chirurgien-dentiste au chauffeur de taxi en passant par le greffier du tribunal de commerce ou le serrurier, il y aurait, selon les sources, entre 110 et 200 métiers protégés. Des professions dites libérales, qui refusent par principe que l’on introduise un peu de liberté dans l’exercice de leurs métiers. La preuve dans la principale raison qui les amènent aujourd’hui à manifester contre le projet de réforme les concernant concocté par Bercy: l’ouverture du capital des sociétés d’exercice libéral (SEL) à des non-professionnels. Un sujet commun à de nombreux métiers qui leur fait craindre, à leur dire, la mainmise de banques, compagnies d’assurances et autres fonds de pension sur leur outil de travail. Aucune obligation évidemment dans ce projet, seulement la liberté d’ouvrir, ou pas, leur capital, pour leur permettre de se moderniser et de se développer. Ce qui permettrait à des notaires et des avocats de se regrouper au sein d’un même cabinet, pour mieux se spécialiser, par exemple. Rien donc de scandaleux dans cette mesure ! Alors pourquoi avancer ce sujet pour aujourd’hui manifester, sinon pour des raisons essentiellement idéologiques et culturelles. Des raisons qui touchent au cœur de ce qui semble faire consensus dans notre société : le refus de l’ouverture et du risque, de la modernisation et de l’innovation. En brandissant  la menace des banques et des fonds de pension sur les conditions d’exercice de leurs métiers, ces professions prétendument libérales font chorus avec tous ceux qui en France défendent un corporatisme économique et un modèle social obsolètes et coûteux. De Mélenchon à Marine Le Pen, en passant par de larges fractions de l’UMP et du PS, nul doute qu’elles seront assurées d’un très large soutien. Espérons que Manuel Valls ira cependant jusqu’au bout de cette réforme libérale , et faire ainsi la démonstration, apparemment paradoxale , que ce type de réforme impossible à mettre en oeuvre par un gouvernement de droite (cet électorat lui est majoritairement favorable), peut l’être par une gauche débarrassée de préjugés anti-libéraux.

NB:  Il y a 4 600 études de notaires en France. En moyenne, elles vont bénéficier entre 12 et 15 000 euros de baisse de l’impôt sur les sociétés grâce au CICE. Est-il normal de baisser l’impôt sur les sociétés des notaires qui ne sont pas soumis à la concurrence internationale et ne vont pas, avec cette baisse, créer de l’emploi ?

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Commentaires (19)

  • pounik

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    Je ne dirai qu’une chose , alors qu’il y a beaucoup à dire sur le pourquoi de chaque profession. Je viens d’un pays où il n’y a pas de notaires et lorsque vous acheter un terrain ou une maison, vous pouvez être expulsé du jour au lendemain car il n’y a aucun garant de la propriété . Si c’est ce que vous désirez alors continuer à dire que ces professions ont tort de manifester.

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    • Michel Santo

      Michel Santo

      |

      Je ne dis pas cela ! Vous m’avez lu trop vite. Je dis que s’opposer au gouvernement en arguant comme argument principal, c’est le mot d’ordre d’aujourd’hui, la possibilité qui serait offerte, par exemple à un jeune pharmacien ou avocat de mobiliser des capitaux extérieurs, est symptomatique d’un mal français plus général touchant une large part de l’opinion publique et de notre classe politique. Dans une société aussi rigide que la nôtre, introduire un peu d’ouverture et de libéralisme pour la dynamiser , ne serait pas inutile , en effet . Loin de moi l’idée de voir disparaître les notaires. Mais qui le demande ? Personne!

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  • Raynal

    |

    Oui, Michel, commençons par les deux….Mais ou as tu vu que ce gouvernement le faisait….? Sa dernière et fameuse décision fut d’avoir supprimé le jour de carence pour la fonction publique et quand au gel des salaires, faut il rappeler que l’inflation étant de 0,5 cela justifie assez peu les cris d’orfraie que poussent leurs syndicats ! ils continuent de partir a la retraite avec 80 pour cent de leur dernier salaire quand ces 60 pour cent pour le privé ….J’arrête là les avantages cela serait trop long….Ce n’est pas en plumant les uns que l’on réchauffera les autres et si on s’attaque aux privilèges, ce que je souhaite, on essaie d’être moins sélectif quitte a s’attaquer a son électorat privilégié….C’est ça qui serait courageux….! Mais on risque d’attendre….

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  • Borras

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    Je suis d’accord sur le principe le système est trop corseté mais j’émettrais deux réserves :les pharmacie si les grandes surfaces vendent les médicaments les pharmacies de quartier risque de disparaitre et ce serait regrettable et aussi conserver la loi Lang sur la vent des livres

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    • drgraudoa

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      Et accessoirement, comment irez-vous chercher vos médicaments chez Leclerc si ne possédez pas de voiture ou ne pouvez plus en conduire?

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  • S

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    Bonjour,
    Je trouve votre raccourci un peu rapide. Ouvrir le capital pour « s’offrir » une pharmacie pourrait paraître alléchant mais grand nombre de financiers veulent avant tout le profit. Garderont-ils une officine en milieu rural qui certes fait vivre le pharmacien qui en sera titulaire mais qui leur rapporte insuffisamment. Prendront-ils en compte l’aspect humain quand ils fermeront les officines sous le critères du simple profit et mettront des population à parfois plusieurs dizaines de kilomètres d’un accès aux médicaments (car soyons clairs aussi Monsieur l’hypermarché ne s’installera pas dans des villages de 500 à 1000 habitants).
    En dehors de votre article mais dans le sujet puisque c’est ce que les médias relaient depuis plusieurs jours, je trouve navrant de voir encore des commentaires sur telles ou telles professions nanties ou favorisées (les professions libérales, les fonctionnaires visés plus haut dans les commentaires, les pilotes…), pour ma part je connaissais les règles du jeu en accèdant à mon emploi, si je veux avoir les avantages des fonctionnaires que je passe les concours d’accès à la fonction publique, si je veux être médecins que je fasse plus de 7 ans d’études etc… Ces gens ont fait des choix que nous n’avons pas fait alors assumons. Plutôt que de vouloir se battre pour que le voisin est moins parce qu’il est « favorisé », battons-nous pour avoir plu !

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    • Michel Santo

      Michel Santo

      |

      Merci pour votre commentaire ! Voir ma réponse à Pounik … J’ajoute que , sans faire de procès d’intention à quiconque, une pharmacie , pour prendre votre exemple, en milieu rural, ne peux pas se contenter d’humanité pour faire vivre une officine qui ne dégagerait, comme vous dites, aucun profit, c’est à dire une marge qui lui permette de financer ses frais fixes et éventuellement de personnels, tout en rémunérant son propriétaire. Le profit n’est pas un « gros mot » …

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  • drgraudoa

    |

    Bonjour,

    L’ouverture du capital des SEL… C’est donc tout ce que vous avez retenu de la grogne des professions règlementées?

    La première règlementation qui affecte ces professions, il ne faut pas l’oublier, c’est la règlementation de leurs honoraires/revenus. Aujourd’hui, on voudrait ouvrir ces professions à la concurrence… Supprimer les numerus clausus… Etc… Tout en continuant à règlementer leurs honoraires.

    On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre.

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    • Michel Santo

      Michel Santo

      |

      Ce n’est pas moi qui l’ai choisi, mais elles qui en ont fait la revendication de la journée. Qui puis je? Mais l’intéressant est ailleurs, comme je le montre dans mon billet. Sur un plan idéologique et politique, il exprime à lui tout seul une résistance bien franco-française à toute forme d’ouverture au seul motif qu’elle se ferait en faveur de prédateurs à la recherche exclusive de profits …

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      • drgraudoa

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        Ce n’est, je crois, pas qu’un problème d’idéologie ou de politique mais de croyance (légitime ou pas) qu’une entreprise liée à la santé n’est peut-être pas tout à fait une entreprise comme les autres. Bénéfice n’est effectivement pas un « gros mot » !!! Il ne faut pas oublier qu’il représente une partie de la rémunération du professionnel de santé.
        Les SELs ont ceci de particulier qu’elles ne peuvent se développer qu’en intégrant d’autres professionnels de santé.
        Les questions qu’il faut alors se poser sont:
        – qu’est-ce qu’un professionnel de santé ne pourrait autofinancer pour faire appel à un investisseur externe?Son local d’exercice? Son matériel d’exercice?
        – quel serait l’intérêt pour un investisseur de mettre un peu d’argent dans une SEL?
        – quels types d’investisseurs pourrait être intéressé par des parts de SEL?

        A la première question, seul un refus bancaire pourrait le justifier.
        Aux 2 dernières questions, les premiers intéressés seraient bien évidemment les Laboratoires et autres centrales d’achat… avec toutes les dérives que cela pourraient impliquer.

        Imaginez un Labo prendre des parts d’une SEL de médecins. Pensez-vous réellement que le médecin aura encore le choix de prescrire un médicament du labo concurrent?

        Imaginez l’ago d’une SEL durant laquelle sont fixés les « objectifs » des professionnels de santé… par un labo!!!

        Loin de toute idéologie ou résistance à quoi que ce soit, Médecins, Pharmaciens et Dentistes ont déjà suffisamment de contraintes à respecter avec la sécurité sociale pour ne pas encore avoir à subir celles d’investisseurs aux objectifs douteux.

        L’objectif des professionnels de santé est de soigner et non de « faire du fric »… Même s’il en faut pour vivre et que tout travail assorti d’études longues mérite juste rémunération.

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        • Michel Santo

          Michel Santo

          |

          Puis je vous faire observer que les avocats notamment ne sont pas contre cette ouverture …Et puis et puis le projet de loi en question n’oblige en rien à ce que les pharmaciens utilisent cette possibilité . C’est un projet de liberté et non de fermeture … Et puis enfin autre chose: je ne comprendrai jamais comment ils peuvent justifier leur refus que puissent se vendre en grandes surfaces , par des pharmaciens, des médicaments … Cela est au dessus de ma raison, je l’avoue !

          Reply

          • drgraudoa

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            Vous ne pouvez comprendre leur refus? Etes-vous au courant que les pharmacies sont maintenant classées par les banques dans les entreprises à risque? L’ouverture de grosses parapharmacies en centres commerciaux et grandes surfaces les a déjà mis à mal… Autoriser la vente de médicament en grandes surfaces finira de les achever. Le problème ne vient pas du fait que les médicaments soient vendus par un pharmacien ou non mais de leur survie en centre ville. On peut alors comprendre leur réticence, non? Il y a eu la même réticence entre les grandes surfaces et le petit commerce de proximité. Celle-là était-elle également au dessus de votre raison?

          • Michel Santo

            Michel Santo

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            Ma raison économique ! Voudriez vous voir interdire ou supprimer les grandes surfaces au motif de vouloir relancer le petit commerce de proximité ? Et puis un nouveau type de commerce de proximité s’est « installé en centre ville – je puis en témoigner – qui marche fort bien ! Alors évidemment devant ce mouvement de transformation je peux comprendre leur résistance et leur opposition, bien entendu … Mais je ne crois pas que la solution soit de se placer sur la défensive et de refuser toute avancée…

          • drgraudoa

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            Ma foi, c’est votre choix de société.

            Dés qu’il y a intervention étatique, la sortie de règlementation se fait toujours avec de la casse. Je peux comprendre que les plus jeunes des pharmaciens n’aient pas vraiment envie d’en faire les frais.

          • drdentiste

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            Il y a eu le même débat avec les labos d’analyses médicales en 2010. Résultat: 50 % ont fermé, avec des patients qui font parfois 60km pour des analyses alors qu’avant ils avaient le choix entre 5 km de petite route ou 15km de nationale. Je rejoins votre interlocuteur qui parlait de vision de la société…
            Je ne peux vous parler que de la santé c’est mon domaine et j’en vois toutes les subtilités, mais ôter le caractère libéral à la santé fera très largement baisser le niveau des plateaux techniques de chaque cabinet, donc la qualité des soins et les qualités d’asepsie. Les réseaux de soins ôtetont au patient que vous êtes le choix de votre praticien (vous serez mieux remboursés chez un praticien low-cost à 40km de chez vous que chez un dentiste non partenaire à 400m)
            Alors oui, c’est pour sûr une vision de la santé à venir que vos soignants sont dans la rue.
            Bien parler ne suffit pas. Se renseigner, c’est bien plus instructif

          • Michel Santo

            Michel Santo

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            Voir mes réponses précédentes ! J’ajoute qu’il n’est pas question de revenir sur le caractère libéral de ces professions , mais au contraire de l’accentuer en permettant, notamment, l’ouverture de leur capital. La question de l’organisation du système de santé étant une autre question autrement plus complexe, qui n’est pas l’objet de ce billet…

          • drdentiste

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            Tout d’abord merci pour votre réponse, et mes excuses concernant mes fautes de frappe (qui ne sont pas toujours des fautes d’orthographe 🙂 )
            Je pense que vous n’avez pas compris le message des professionnels de santé. Nous étions tous dans la rue, réunis contre une mesure qui, sous prétexte de donner un peu de pouvoir d’achat aux Français, veut en fait vendre la santé aux mutuelles.
            Question simple: où vont vos cotisations ? Le savez-vous ? Renseignez-vous, vous serez déçu.
            Vous pensez vraiment que nous nous battons pour un monopole ? Je suis jeune dentiste, et même si mes frais de rachat de cabinet ne sont pas aussi élevés que ceux des pharmaciens, je peux vous dire, cher monsieur, qu’on mise tout de notre poche sur notre projet, avec grand risque, que nous ne comptons pas les heures, que nous employons des gens fantastiques, et j’ajouterai que 65% de mon Chiffre d’Affaire va à l’Etat, je suis dans la moyenne des cabinets dentaires. Et que dire des 70% de mes soins qui se font à perte ? Les mots « nanti » ou « rentier »: les médias et le gouvernement devraient revoir leur copie.
            Car oui nous sommes en colère. Une colère froide, qui ne sent pas bon.
            Mon salaire m’est donné par les 30% restants. Vous trouvez ça logique ? Moi non. Je ne veux pas d’une médecine à 2 vitesses. Ce n’était pas encore vraiment le cas jusqu’à présent, car les dentistes ont largement diminué leur marge depuis 20 ans.
            Mais aujourd’hui, sachez bien Monsieur, que les bénéficiaires de la CMU sont mieux soignés que les bas salaires ! Cela me révolte ! J’ai déjà eu des patients qui venaient en me disant:  » pourquoi se brosser les dents ? Les soins sont gratuits! »
            Ce n’est pas ma vision de la santé, et c’est bien pourquoi je fermerai mon cabinet autant de fois que ce sera nécessaire.
            Les notaires ont dit « une vie sans notaires, c’est vous qui en faites les frais »
            Je vous dis « aujourd’hui sans dents, demain sans dentistes ». Ce n’est pas ce que je souhaite évidemment, mais nous en revenons à la vision de notre société.
            La santé n’est pas une marchandise.

  • drdentiste

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    La médecine libérale c’est la garantie d’une médecine où le traitement du patient est discuté entre le patient et le soignant, sans intervenant extérieur. Nous ne voulons pas, en tant que soignant ou patient, qu’une tierce personne décide de notre traitement. Nous sommes tous des patients !
    La médecine libérale, c’est le choix du praticien de choisir son matériel, son fournisseur, son prothésiste, pour proposer à son patient ce qui se fait de mieux selon, « les données acquises de la science », sans intervenant extérieur. Car les intervenants extérieurs (mutuelles, Etat) pour des notions de rentabilité, décideront de réaliser votre prothèse en Chine, ou en matériau low-cost, ou de vous orienter vers un « soignant partenaire », à moindre frais pour eux.
    A tous les patients qui liront ceci, à vous de choisir, tant que vous le pouvez encore.

    Reply

    • drgraudoa

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      Et oui… On oublie la liberté… Liberté du praticien mais aussi liberté du patient. Les professions médicales vivent de plus en plus sous la férule de la « Sécurité Sociale » avec ses conventions de plus en plus contraignantes sans réelles contreparties. Les dentistes et orthodontistes ont en plus les mutuelles sur le dos.

      Personne ne s’étonne que le tarif conventionné secteur I pour les spécialistes n’a pas évolué depuis 1995… Ca ne fait guère que 19 ans!!!

      Tout le monde crie au scandale au sujet des dépassements d’honoraires… Alors qu’avec un peu de réflexion, on se rend compte que ces dépassements sont faits par rapport à un tarif bloqué depuis 19 ans.

      Tout le monde crie au scandale sur le tarif des couronnes et implants pratiqués par les dentistes… Alors qu’avec un peu de réflexion, on se rend compte que ces tarifs élevés viennent compenser des soins dont le tarif conventionné n’a pas évolué depuis des dizaines d’années et qui sont pratiqués à perte.

      Bref, on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre, le sourire de la crémière et les attributs charnus de la boulangère.

      On ne peut exiger le libéralisme d’un côté et l’encadrement conventionnel de l’autre. C’est incompatible!!!

      Une vraie médecine libérale, ce serait l’absence de conventions avec des tarifs pratiqués en libre concurrence. C’est aussi la mort annoncée de la sécu et éventuellement des mutuelles.

      On en revient toujours à la même conclusion: c’est un choix sociétal.

      Reply

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