𝐋𝐞 𝐩𝐞̀𝐫𝐞, 𝐥𝐞 𝐟𝐢𝐥𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐮𝐯𝐞𝐬.

On croit connaître la bassesse des hommes. Puis l’esprit bute sur un fait que la raison ne peut absorber.

Quelque chose cède.

Un enfant de cinq ans. À Lille. Autour de lui, pas de loup solitaire, mais une meute organisée. Dix mis en examen. La barbarie n’est plus une pulsion, elle est logistique. Elle planifie, elle administre des substances chimiques, elle s’organise en « soirées chemsex ». Elle s’installe dans la durée.

L’horreur a un point d’ancrage : le père. Celui qui livre, qui met en relation, qui organise le supplice de sa propre chair. C’est l’effondrement de la dernière frontière humaine.

Le parquet parle de torture et d’actes de barbarie. Les mots s’épuisent face à la sauvagerie méthodique. Neuf hommes sont à l’ombre, un dixième s’est donné la mort.

L’horreur n’est plus un accident, elle est le bruit de fond de notre quotidien. Des hommes ont fait cela. Le monde tourne, perclu de ces sauvageries que l’on finit par ne plus voir.

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