𝐋𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐥𝐮𝐱.

Libération diagnostique un « soft power » en ruine. Le constat séduit. Il est incomplet.
Depuis des décennies, l’Occident subit son procès. Impérialisme, néolibéralisme, tutelle. La charge est constante. Dans le débat, rappeler les faits devient une indécence.
Les chiffres sont là. L’USAID fournit la moitié de l’aide humanitaire mondiale. Le programme PEPFAR a sauvé vingt-six millions de vie. Quelle colonne de Libération a consigné ces faits ?
On a fustigé le capitalisme en oubliant que ces démocraties restaient les remparts des libertés et des droits.
On a dénoncé la domination sans mesurer le vide qu’elle laisserait.
Aujourd’hui, l’Amérique se replie. Le robinet se ferme. Les mêmes crient à l’abandon. Ce retrait est le fruit de nos discours. À force de désigner l’Amérique comme le problème, elle a fini par ne plus se vouloir la solution.
Le prestige d’une nation ne meurt pas seulement des outrances d’un président. Il s’éteint sous le poids de la simplification.
Libération pleure un départ qu’il a passé trente ans à réclamer.
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