𝐋𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐨𝐧𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐩.

Manque de moyens pour la santé. Pour la justice. Pour l’école. Pour la culture. Pour la SNCF. Pour les communes, les départements, les régions. Pour les associations. Pas un dysfonctionnement sans son manque de moyens.

L’expression est devenue un réflexe. Un passe-partout. Une formule qui explique tout.

Un service ne fonctionne plus ? Manque de moyens. Une mission n’est pas remplie ? Manque de moyens. Une faute est commise ? Manque de moyens.

Et si cela ne suffit pas, vient alors la « crise systémique ». Plus personne n’est responsable. Plus personne n’a failli. L’individu disparaît derrière le système comme le système derrière le manque de moyens.

Les moyens manquent parfois. C’est vrai. Mais lorsqu’ils expliquent tout, ils ne servent plus à comprendre. Ils servent à disculper.

À force de chercher des causes, nous avons cessé de chercher des responsables.

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