𝟕 𝐡 𝟏𝟐.

À cette heure-là, le laboratoire de biologie est encore froid. L’analyse sanguine annuelle, la routine des années qui passent.

En reprenant mes esprits dans la salle d’attente, j’ai levé les yeux.

Elles étaient là. Quinze photos accrochées aux murs, sélectionnées quelques semaines plus tôt par Serge.

Je me suis assis parmi les autres patients. Aucun ne les regardait vraiment. Chacun attendait son tour, le regard fixé sur son ticket ou sur le sol. Et moi, je regardais mon propre travail comme s’il appartenait à un étranger. Une sensation de distance absolue, presque irréelle.

En sortant dans la rue, la lumière du matin crevait le ciel au-dessus de la chaussée. J’ai sorti mon téléphone. J’ai cadré la perspective, l’embrasement entre les toits.

J’ai regardé l’écran.

Finalement, elles ne sont pas si mauvaises.