
Je monte dans la pièce du haut, puis sur la terrasse. C’est mon rituel : à l’est, les levers de soleil ; à l’ouest, les couchers. Saisir ces bascules, quand la nuit s’en va ou quand elle entre.
Ce soir, j’ai les deux.
À l’ouest, le ciel brûle. À l’est, la lune se lève, pleine, jaune, tenue par deux traînées de nuages. Elle est posée au-dessus de la coupole des anciennes Dames de France, comme si le bâtiment l’attendait.
Je me retourne d’un côté, puis de l’autre. Le feu, la lune. Un moment gratuit, plein de douceur. Une coupe dans l’ordinaire du temps.
Je reste.