Contre-Regards

par Michel SANTO

À quoi bon 120 journalistes « accrédités à l’Elysée » !

 

   

J’apprends à la lecture de la Matinale du journal (de référence !? l’est-il encore, vraiment ?) qu’Emmanuel Macron avait fini par accepter l’invitation de l’association de la presse présidentielle, qui rassemble, depuis 1928, les journalistes accrédités à l’Elysée, toutes générations confondues. La rencontre, est-il précisé – le premier face-à-face questions réponses du quinquennat – « a eu lieu mardi soir 13 février au bord de la Seine, à deux pas du pont Alexandre-III sous les sept mètres de plafond du café du Grand Palais, conçu comme un atelier d’artiste ». Des précisions inutiles mais que l’auteur a sans doute voulu allusives à la propre personnalité d’Emmanuel Macron (plus lourd, tu meurs !). À cette occasion, donc, le président de la République aurait discouru pendant près de deux heures dans une « ambiance studieuse », que le journaliste du Monde résume dans un papier parfaitement vain. La seule information qui finalement a retenu mon attention est le nombre de journaliste présent à ce rituel d’un autre âge : 120 ; ce qui, pour le rendu qui en sera fait par tous ces nouvellistes (à en juger à l’aune de celui dont il est ici question) représente, à mon estime, un coût social et financier exagérément élevé. Pour ne pas dire exorbitant. On peut donc comprendre que le président Macron ai longtemps hésité à se prêter à ce genre de raout dont le seul intérêt symbolique, finalement, est la promotion d’un corps de journalistes soucieux d’accréditer l’idée qu’ils naviguent dans les plus proches eaux du plus haut des pouvoirs… Dès le lendemain, comme pour leur rappeler la haute opinion qu’il leur portait le chef de l’État reprenait d’une main ce qu’il venait d’accorder la veille en annonçant la fermeture de la salle de presse installée dans la cour de l’Élysée. Un projet annoncé dès son arrivée, en mai, mais qui avait alors déclenché un tollé au sein des rédactions. Le déménagement est désormais acté. Une « décision unilatérale, sans concertation », reconnaît l’Élysée et que l’APP lui a demandé de « reconsidérer ». L’argument ? ce déménagement constituait « pour les journalistes une entrave à leur travail ». Sans rire !

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