Bon, elle vient de tomber ! Quoi donc ? Ben la « hâche » administrative de monsieur le Préfet. La victime ? Jean Paul César, l’adjoint de Didier Mouly, maire de Narbonne. Démissionné d’office de ses mandats municipaux et conséquemment de celui de conseiller communautaire. C’est désormais officiel, par lettre préfectoralement timbrée, depuis ce matin.
Dès lors, l’intéressé à le choix entre l’accepter ou intenter un recours devant la juridiction administrative. Dire que tout le monde s’en plaint parmi ses propres amis au sein de sa majorité municipale serait exagéré… Mais en rester là le priverait d’un bon tremplin pour son propre avenir politique (il est jeune et ne peut pas ne pas y penser). Aux dernières nouvelles, il chercherait aussi à se caser du côté de Sète, où officie Patrice Millet, son ancien DGS à la mairie de Narbonne… Bref ! Il n’a pas d’autres choix que d’engager un combat judiciaire pour espérer retouver son mandat. Il peut invoquer, aussi, dès vendredi, le caractère suspensif de la décision préfectorale, et continuer à siéger jusqu’à la clotûre de la procédure judiciaire, en sa faveur ou pas. Ça chauffe donc pour César ! qui ne devrait pas tarder à s’exprimer…
Il y a 58 ans, naissait l’usine de Malvési: un maillon essentiel de la filière nucléaire française. 25% de l’uranium mondial passe en effet par Narbonne pour y être enrichi et vendu aux grands producteurs d’électricité. Seules quatre usines dans le monde, dont celle de Malvési, font ce « métier ». C’est dire l’importance stratégique de cette unité de production, qui emploie 340 personnes (220 Areva et 120 sous traitants). Inutile de préciser qu’elle est aussi, évidemment, la seule entreprise industrielle, de cette taille, et de cette importance, dans le Narbonnais.
Photo tirée de l’article de Vincent Pousson, en lien et en fin de ce billet.
Hier après-midi, la place de l’hôtel de ville de Narbonne était noire de monde. Celui de la viticulture languedocienne et audoise, principalement. Plus précisément celle représentée par le syndicat des vignerons de l’Aude, l’organisateur de ce rassemblement, dont les adhérents viennent du secteur coopératif. L’objectif ? « Peser sur les candidats à la magistrature suprême » ; et dénoncer surtout les importations de vins espagnols considérées comme étant à l’origine de leurs « difficultés ». Il y avait aussi, évidemment, en tête de gondole, tous les élus, ou presque, du département : députés, maires etc…, revêtus de leurs échappes tricolores, pour cautionner le tout, y compris, la «casse » de fin de « manif » habituelle qui, classiquement, dans une division du travail parfaitement orchestrée, ponctue ce genre de «révolte » vigneronne. Et comme s’il n’y avait d’autre légitimité que celle de l’histoire pour justifier ces violences, tous les commentateurs, et participants, de les situer dans la continuité historique « du Midi rouge et sa légende dorée des « luttes viticoles », des cartes postales de 1907, des photo-reportages de 1976, des stèles et des reconstitutions historiques subventionnées… », comme l’écrit si justement Vincent Pousson.
C’est dès le 20 mars 1871, à la nouvelle de l’insurrection parisienne – le 18 mars 1871 –, que le club de la Révolution tente d’engager Narbonne dans le mouvement et demande au conseil municipal, majoritairement constitué de républicains modérés, de ne plus reconnaître le gouvernement de Versailles et d’armer immédiatement la Garde nationale. Mais le conseil municipal refuse de se réunir. Finalement, le 24 mars, le commandant de la Garde nationale est autorisé à distribuer une certaine quantité de fusils à ses hommes. Rapidement, le bruit court que des armes sortent de l’Hôtel de ville. La distribution dégénère.
Le croquis de la semaine de Denis Carrière : Philippe Saurel « En Marche » vers le Ministère de l’Intérieur ! C’est tout ?
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