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Le silence des Verts d’EELV sur le Parc Aquatique des Ayguades serait-il politiquement intéressé ?…

       

Le maire de Gruissan, et président du PNR, notamment, a donc autorisé, après un avis positif du commissaire enquêteur, et a contrario de ceux, nombreux et argumentés, d’usagers et de résidents de ce site naturel remarquable des Ayguades, l’aménagement d’un Parc aquatique imaginé, selon son Directeur, par l’Office de Tourisme de Gruissan, dont la « tête de gondole » sera un téléski qui  va nécessiter l’érection « d’esthétiques » pylônes de 10 mètres de haut, autour desquels « barboteront » canots électriques et autres objets flottants dans le genre pédalos au design flamboyant. Une « MarinaOzone »  – kitsch –, selon leurs concepteurs et réalisateurs, qui devrait, sans rire, « renforcer l’attractivité du site de Gruissan ».

Préférer le proche, où le mal est inséparable du bien,…

     

Pages d’auteur :

« On pourrait dire : accepter le travail, l’effort. Préférer le proche, où le mal est inséparable du bien, aux lointains où règne une clarté pure, mais peut-être fausse ou morte. Préférer aux hommes qui ne jurent que par la perfection d’un Absolu et qui sont souvent dangereux, les spectiques actifs, les endurants, les obstinés. On se retrouverait alors parmi les autres […] J’envie, j’admire l’écrivain qui sait dire des jours quelconques, agrandis secrètement par un espace tout de même inconnu qui est pareil à l’intérieur des instruments de musique ; parce que cet écrivain me paraît plus proche d’une « vérité » entrevue, pressentie. Mais je suis incapable de cela… »

Philippe Jaccottet. À travers un verger. Fata Morgana (1975) : pages 42 et 43

Silencio !

 


Samedi 3 avril ! C’est pour les catholiques un jour de silence, d’attente et de recueillement. Je ne sais pas si je le suis – catholique – ou tout simplement chrétien, mais un rapide survol de l’actualité profane me conduit à en respecter la stricte observance. Bonnes fêtes de Pâques !

Ce désir soudain de ne plus rien vouloir entendre (ou lire, ou voir)…

     

Il y a des jours où le désir de ne plus rien vouloir entendre (ou lire, ou voir) de ce qui constitue pourtant l’inévitable trame de ma vie sociale et politique, s’impose à mon esprit. Plus précisément, je ne peux plus rien entendre (ou lire, ou voir) ou presque venant de personnes dont le métier est prétendumment d’en rendre compte dans les médias et sur les réseaux sociaux, ou d’autres dont les ambitions et les passions les portent, sur les mêmes supports, à vouloir incessamment en témoigner. Quand je réfléchis aux raisons de ce mouvement de conscience et de repli, outre la pauvreté et l’agressivité du débat public, si je puis dire, s’impose à moi l’idée fort simple, mais rarement exprimée, que notre condition humaine excède de tous côtés l’organisation de la cité, notre rapport aux autres : le ou la politique – L’estime de l’une et de l’autre tenant finalement à la place qu’ils accordent aux individus pris et considérés dans leur souveraine solitude ; à leur protection des meutes et des foules, seraient elles accordées à quelque vague idée du Juste et du Bien…

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