Contre-Regards

par Michel SANTO

Archives de l’auteur

Drôle de pub, en centre ville, pour promouvoir son secteur commercial et le dynamiser…

   

   

Nos élus se promènent peu en centre ville : ils habitent à sa périphérie – pour nombre d’entre eux – et ne connaissent que les chemins d’accès à l’hôtel de ville – enfin, pas tous ! On peut les comprendre, surtout en ce moment : 34° à l’ombre pèse. Quoiqu’une petite mise en jambe urbaine et matinale soit recommandée. Pour leurs artères, cela va de soi ; et parce qu’elle leur permettrait, surtout, d’affiner leur connaissance de leur propre environnement.

La société du vide parée de lin blanc fonctionne au carburant de la haine et du ressentiment. Elle fait peur !

           

     

Un insoumis traqueur de « fascistes planqués », filme un individu casqué tabassant un manifestant place de la Contrescarpe au moi de mai. Le Monde tombe, par le plus grand des hasards,  sur cette vidéo, mobilise ses équipes au chômage technique, et, re-hasard bingo !  lance sa « bombe » – politique – à fragmentation en pleine saison estivale : la petite frappe déguisée en faux flic est un nommé Alexandre Benalla, chargé de la sécurité d’Emmanuel Macron.

Le Cabinet d’Art Particulier et « Les Grands Buffets Mécénat » exposent Patrick Chappert-Gaujal…

 

Louis Privat, Marie-Charlotte Simon , Patrick Chappert-Gaujal. Crédit photo ©Laurie Biral

     

Louis Privat, le patron des « Grands Buffets » n’est jamais à court d’idées – il ne fait jamais rien comme personne ! Surtout quand il s’agit de promouvoir l’art contemporain et les artistes qu’il affectionne.  Et qu’il fait, à sa manière, dans des lieux ou des conditions originales, comme autant de « performances ». En 2008, déjà, il demandait à Patrick Chappert-Gaujal, de travailler le métal et d’investir les cuisines de son restaurant de l’Espace de Liberté pour y faire entrer de la lumière et de la beauté. Un « geste » artistiquement, techniquement et professionnellement osé. Et parfaitement réussi ! D’autres artistes suivirent et non des moindres, comme le sétois Di Rosa et ses bronzes, autour de ses fontaines… De sorte que son restaurant est devenu aussi, au fil du temps et des ses « coups de coeur », une « galerie » d’un type particulier, sans finalité marchande, dont l’objet est  de redonner à l’art sa fonction ornementale ; de le mettre au contact des publics les plus divers.

Une intense lumière suffit à graver la vérité.

     

Étang de Gruissan ©michelsanto

       

Dans le carnet de Marc Pautrel, chaque jour, trois phrases – parfois notes de travail, parfois journal intime -. (lien direct en cliquant ici)

 
 

Dimanche 15 juillet 2018

 

À quoi occupez-vous vos journées ? à sculpter des montagnes, de plus en plus élevées, de plus en plus nombreuses.

*

Je me cale sur la course des planètes, je suis leur révolution, j’adopte leur vitesse.

*

Une intense lumière suffit à graver la vérité.

Claude Lanzmann et Jean Cau, une amitié inaltérée…

       

J’écoute le troisième entretien accordé par Claude Lanzmann à Laure Adler (À voix nues), diffusé sur France le 28/12/2005. Tout à la fin il évoque sa découverte, grâce à un camarade de lycée, de L’Etre et le Néant de Jean-Paul Sartre qui venait de paraître. Ce camarade était Jean Cau [1] : ils préparaient ensemble l’Ecole Normale supérieure à Louis-le-Grand. Cau, raconte Claude Lanzmann, était persuadé que pour réussir dans le monde littéraire et intellectuel parisien, il fallait assurer le « secrétariat »  d’un « grand auteur ». Le seul qui répondit à son offre (envoyée aussi à Benda, Genet, Cocteau…) fut Sartre qui, lors d’un rendez-vous au café de Flore, sortit un paquet  de « papiers » de sa poche et dit à Cau : « débrouillez-vous avec ça » ; ce qu’il fit pendant onze ans, de 1947 à 1956, rapporte Lanzmann.

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