J’en ai fait l’expérience hier au soir en questionnant des amis, tous ignoraient que la toute jeune et charmante ministre du travail, Myriam El Khomri, exerçait déjà dans ce gouvernement, à la Ville. Je dois l’avouer, à ma grande honte, moi aussi. Sa promotion au rang de ministre aura donc permis de nous le faire savoir. Ses atouts: elle est rayonnante, et ses expériences professionnelles sont très limitées: ce qui est loin d’être un handicap. Depuis quand un ministre de l’emploi créerait-il en effet du travail? Son premier boulot est de commenter les statistiques mensuelles du chômage, et elle possède à l’évidence des compétences que n’avaient pas son prédécesseur, triste comme une porte de prison. Elles seront donc désormais commentées avec le sourire par une professionnelle de la communication. N’est-ce pas l’essentiel?
C’est la rentrée politique et sociale. Elle s’annonce caniculaire. Dans ma petite ville, qui se veut grande, aussi. Le feu qui éclairait le buste de Louis Madaule, le maire socialiste qui ouvrit une route à travers le massif de la Clape pour accéder à la mer et créer Narbonne-Plage, vient d’être éteint. Nous ne pourrons donc plus nous y rendre en pèlerinage, la nuit tombée, quand dorment les hirondelles.
Un évènement d’importance nationale a eu lieu hier dans ma petite ville. Madame Pinel y est venue pour présenter le lancement d’Atlass, « une plate-forme d’échanges réunissant des initiatives numériques et citoyennes » et saluer les mêmes réalisations numériques locales. Beauté du jargon politico-administrative! La couverture médiatique fut à la hauteur de l’évènement, sans nuance un tant soi peu, sinon critique à tout le moins interrogative.
Inutile et stupide polémique politicienne sur le nombre de personnes « drainées » (cf l’Indépendant) par les « Barques en scène ». Incontestablement il y avait du monde sur les deux cours: j’en ai vu beaucoup; et du beau monde sur la grande scène: je n’en ai vu aucun. Comme samedi Benabar, que j’aime bien pourtant. Trop loin, trop de bruit… Même sa voix, méconnaissable. Il n’est pas fait pour ce genre de scène. Trop vaste. Ses textes, sa sensibilité exigent plus d’intimité, d’attention pour être pleinement goûtés. Comme pour Barbara, dont je garde un si mauvais souvenir lors de son passage à Montpellier, au Zénith. La veille, rien vu non plus sur les Barques. Si, des amis au stand des Centurions. Rosé et barquettes de morceaux de seiche, moules … passés à la plancha, au menu.
Guy-Alain Bembelly, dans son blog, dimanche, s’en prend à l’institut de sondage Odoxa. Un institut qu’il ne soupçonne plus d’être à la solde du couple Valls-Macron. Il en est persuadé! La preuve? Les résultats d’un de leurs sondages, publié pendant l’université d’été du PS à la Rochelle qui, comme tout le monde le sait, s’est déroulée dans une ambiance studieuse et fraternelle. Et de citer:
Loana.Un drame.Dans l’heure, les textes s’alignent. Même structure. Même ton.On désigne vite : une époque, un système, une foule.La responsabilité se dilue. L’indignation se concentre. […]
𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐚𝐢𝐭𝐞 𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐧 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐡𝐞́𝐠𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐢𝐞. Dans l’Aude, ces municipales confirment une évolution de fond : le Parti socialiste recule, la gauche se fragmente. […]
« Elle dort. Longuement je l’écoute se taire.C’est elle dans mes bras présente et cependantPlus absente d’y être et moi plus solitaireD’être plus près de son mystèreComme un […]
Le soir du premier tour, tout était écrit.Le Rassemblement National en tête.Horizons en embuscade.Et le Parti socialiste arc-bouté sur son maintien. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime […]