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Le toupet et la gourmandise.

Une analyse iconoclaste de C. Wyplosz sur  » le mirage de la relance ciblée  » dans Telos dont je vous livre trois extraits afin de vous inciter à y aller voir:

 » À ce jeu très en vogue, ce n’est ni le sens de l’intérêt général ni la qualité du raisonnement économique qui compte, mais le toupet et la gourmandise. De quoi faire pâlir les banquiers.
La palme d’or revient au dirigeant d’un groupe pétrolier qui a expliqué (à quelques chefs d’État et en ma présence) que la baisse du prix du pétrole posait un problème pour son industrie. Certes, à 40 dollar le baril, chercher de nouveaux puits ou extraire des schistes bitumineux n’est pas rentable. Mais nous redescendons juste des 140 dollars, et uniquement parce que le monde entre dans la plus sérieuse récession depuis soixante ans. Qu’il se rassure, les prix retourneront bientôt, hélas, vers de nouveaux sommets, et l’industrie pétrolière a dû amasser de très jolies réserves ces derniers temps. Demander aujourd’hui l’argent du contribuable relève de la provocation…. »…

« L’argent va aux promoteurs immobiliers. Avant que les concurrents n’aient compris ce qui allait arriver, ils ont obtenu que l’Etat rachète les logements récemment construits mais pas encore vendus, et donc invendables pour l’instant. Un promoteur est quelqu’un qui est bien payé parce qu’il prend des risques… « …

« Hélas, la pente naturelle va vers les aides ciblées. Ça sonne bien. Ça donne une impression de précision et d’efficacité. Ça enthousiasme les technocrates qui peuvent à nouveau manœuvrer leurs leviers de commande, normalement cadenassés par les accords européens sur les aides d’Etat. Ça plaît aux politiques qui peuvent exercer leurs pouvoirs, se charger de remplacer les si frustrantes lois de l’économie par le volontarisme, et finement ajuster leurs cadeaux en oubliant un temps la contrainte budgétaire. Ça plait à gauche parce que ça donne l’illusion d’un retour de l’Etat. Ça plaît à droite parce que l’argent va à l’establishment industriel… »…

Ils sont toujours communistes…

« Le capitalisme, c’est l’impasse ».La formule est de Marie-George Buffet, la secrétaire nationale du Parti Communiste Français. Elle en a fait le mot d’ordre du 34 e congrès de sa formation.Le socialisme serait-il donc la solution? Celui de Cuba ou de la Corée du Nord? De feu L’URSS ? Ou celui de la Chine communisée au plan politique et capitalisée au plan économique? Et pourquoi pas celui auquel pensent Hue et Gayssot qui , pour l’heure, ne pensent qu’à se plaindre de purges alors qu’eux mêmes ont souvent, et sans états d’âmes, purgé?
Pathétique PC qui fut de ma famille sur deux générations et demi: celle de mon grand père et de mon père. La mienne aussi durant mes années de jeunesse.
Un chemin qui permettait à des familles au combien modeste de s’intégrer à la société française au travers,paradoxalement, de sa critique sociale et politique. A son histoire, à sa culture et à ses valeurs. Pour nous, qui n’avions rien, le Parti était tout: une fraternité humaine,une maison commune et une espérance. Et si j’ai très vite appris à briser les murs de cette  » prison  » affective, intellectuelle et politique, je n’en regrette pas moins le temps ( au risque de n’être pas compris, mais peu importe… ) ou ce type d’organisation politique jouait un rôle   » d’intrégation  » pour toutes ces familles de déracinés venus du fin fond d’un quelconque ailleurs et qui, aujourd’hui, se jettent aveuglément dans les bras de chefs de bandes communautaristes ou fondamentalistes.
De ce point de vue, l’état de désintégration idéologique et politique dans lequel se trouve la gauche française est très dangereux pour notre démocratie. Et il serait temps qu’elle se resaisisse dans une conjoncture socialement très dangereuse.Canaliser, structurer et proposer un débouché politique à ceux qui ne se reconnaissent pas dans les décisions prises par les titulaires actuels du pouvoir sont, en effet, nécessaires pour que soient garantis un certain ordre démocratique et un bon fonctionnement de nos institutions démocratiques…
Ce soir, j’irais rendre visite aux Raynaud. Ils habitent toujours le même appartement HLM. Celui dans lequel j’ai grandi était au premier étage de l’escalier voisin. Ils sont toujours communistes.Et je les aime…

La légèreté pesante des mots.

Les caisses de l’Etat sont vides, nous dit-on. Et le trou de la sécu se creuse. Quant aux raisons du vide et du creux des solutions invoquées pour les remplir, elles nous plongent dans des abymes de perplexité. Comme ce titre du Figaro économie du 10.12.08 :  » Le déficit commercial français atteint un nouveau sommet « . Qui nous ferait presque croire qu’un gouffre puisse s’éléver.

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