Batho et Ruffin veulent supprimer certains vols intérieurs… Pourquoi pas !

 

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Le projet de loi Mobilités a débuté ce lundi à l’Assemblée nationale ; et l’opposition a mis sur la table deux propositions : la première, soumise dans un amendement par la députée Delphine Batho (Génération écologie), consiste à interdire tout vol intérieur vers des destinations reliées par le train en moins de cinq heures. La seconde, matérialisée par une proposition de loi de l’Insoumis François Ruffin, consiste à interdire les lignes aériennes lorsqu’un autre mode de transport permet d’effectuer le même voyage avec au maximum 2h30 de plus que le temps de vol effectif d’un avion ( ce afin de prendre en compte dans la comparaison le trajet jusqu’à l’aéroport et le temps requis pour y passer les divers contrôles.) Pourquoi donc des mesures aussi drastiques ? Explication ! « Selon l’éco-calculateur de la direction de l’aviation civile, un aller-retour Paris-Marseille en avion émet 195 kg de C0² par passager. Ce même aller-retour effectué en TGV en émet 4,14 kg, soit près de 50 fois moins ». Bien ! Mais est-ce que le volume mondial des rejets carbonés diminuerait-il pour autant ? Non, évidemment. Est-ce une raison alors pour rejeter cette proposition, sans discuter ? Non plus ! D’autant qu’il ne sagit pas de supprimer tous les vols intérieurs comme l’affirme le ministre de Rugy ?  72 vols français seraient concernés. Mais, me dit-on sur un site ami, cette mesure me priverait de ma liberté de choisir mon moyen de déplacement. Oui, et alors ! c’est déjà le cas non ? Je ne puis plus en effet me rendre en centre ville, notamment, et y circuler à ma guise en automobile ; et tous les français n’ont pas un aéroport et une gare à portée de bagages pour choisir l’avion ou le train pour se déplacer à travers le pays, que je sache. En revanche, la question se pose de savoir à quels inconvénients m’exposerait cette mesure me forçant à prendre le train. La première, évidente, serait de me soumettre entièrement à une SNCF dont la qualité des services laisse beaucoup à désirer (retards etc.) et les grèves à répétition nuisent à ma liberté de voyager. Ce qui suppose, pour que les propositions de madame Batho et monsieur Ruffin soient acceptables, qu’ils reconnaissent et promeuvent la libre concurrence dans le transport ferroviaire des voyageurs (ce qui n’est pas gagné !)  Et que des mesures d’accompagnement soient mises en place pour pallier aux emplois détruits notamment dans les compagnies aériennes concernées… Sous ces deux réserves, leurs propositions me semblent donc raisonnables et l’on aurait bien tort de les rejeter sans discuter. Ah ! j’oubliais : je n’utilise jamais l’avion pour voyager, en France…

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