Contre-Regards

par Michel SANTO

Bronca historique au festival Trenet !

 

 

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Au théâtre, scène nationale, de Narbonne, hier soir, une bronca digne des arènes de Pampelune. Les reliefs du dîner en moins sur les têtes des organisateurs et de leurs invités du premier rang de cette  » carte blanche à Charles Aznavour. «  Pleine comme un oeuf, j’y étais, chauffée par une communication surpuissante et une attente de plus d’une heure – les places n’étaient pas réservées -, la salle a fait Boum, boum, boum !!! Cris, sifflets, gestes agressifs, mouvements de foule vers les rangées municipales, remboursements demandés, horions… Du jamais vu à Narbonne en ces étés du Festival Trenet ! On attendait le grand Charles, et on vit arriver d’abord un grand pitre qui pendant 20 minutes nous fit la promotion de la Sacem ( oui ! ), d’illustres inconnus de ses amis ( paraît-il dans la salle ! ) de la clique des pipeuls de service et de leurs derniers ouvrages ( Monfort en tête de gondole ! ) de la famille Eglessies ( formidable, formidable ! ) et enfin, en point d’orgue, un hymne brejnevien à la gloire de Jacques Bascou et de sa femme. Je le dis vraiment sans aucune acrimonie de principe envers le maire et son équipe: la honte, pour eux, m’est venue aux joues. Excédé, le public manifestait, mais rien n’y fit ! A croire que cet individu était sous l’effet d’une herbe hallucinogène.  » Va y avoir de la joie !  » finit-il par lâcher… et la suite fut en réalité un long et pénible calvaire. Des chanteurs déprimés sortis de je ne sais où bourrés d’un mal de vivre à faire hurler de rire un fan de Philippe Léotard ( je le suis ! ) et enfin, à la fin des fins qui n’en finissait plus , au bord de l’explosion et au milieu d’un vrai déménagement scénique, la miraculeuse apparition du grand Charles commençant par nous expliquer qu’il était fatigué, qu’il avait perdu ses boutons de manchettes, sa voix et le reste, pour nous planter trois ( pas quatre! ) petites chansons platement chantées et quatre ( pas trois ) magnifiques couacs. Pathétique!  A ma gauche, une famille d’espagnols amoureux de Trenet et d’ Azvavour réclamait qu’on coupât la queue et les oreilles aux organisateurs de ce pitoyable spectacle: la seule note d’humour de cette soirée. C’est dire, s’il y avait de la joie, hier soir à Narbonne au festival Trenet !

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Commentaires (12)

  • raynal

    raynal

    |

    Très jolie scène de genre et tableau follement drolatique …

    Je regrette d’etre resté avec mon livre, retrospectivement, si je comprends bien, je l’ai échappé belle…

    Mais aussi quelle idée d’avoir sorti pépé Charles de la naphtaline…Je ne savais pas qu’il bougeait encore.

    Question triviale mais qui me préoccupe cependant…C’etai payant…? Ne me dis pas que oui, par ces temps de restrictions ce serait un scandale de plus…

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  • pibouleau

    |

    L’actuel déchainement pro-Trenet me laisse des plus perplexe. « Narbonne mon amie » à voir. Trenet n’es tpas autant chez lui ici que Pessis veut bien le chanteren Cent ans (ouaf – subtil
    jeu de mot qu’aurait certainement rienié le Grand Charles) Montfort subitement chantre de Trénet. Ah bon. Je ne pense pas que les vrais amoureux de
    Trenet soient tellement présent à cette marcarade. LamentableY a de la joie ! Faut être sourd pour s’en apercevoir. 

    Reply

  • Michel Santo

    |

    45 euros la place Jacques ! Les   » gens  » étaient vraiment fous furieux: je l’étais aussi, en accompagnateur contraint… finalement, cette pitrerie m’a permis ce billet .

    Reply

  • Michel Santo

    |

    Je partage ton opinion Pierre! cette avalanche de   » célébrités  » qui font deux ou trois tours pour ramasser leur cachet avec la complicité de cette dame organisatrice de cet évènement, je
    trouve cela d’une grande vulgarité. Trenet doit se retourner dans sa tombe !

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  • tytytweety

    |

    Bravo pour ce résumé qui décrit bien ce que nous avons vécu hier soir! Est ce que nous allons être remboursés  à votre avis????

    Reply

  • Michel Santo

    |

    Certainement, nous dit le Midi Libre ! Mais je ne le serai pas, ayant déchiré mon billet… reste celui de ma femme ! Grrr!

    Reply

  • tytytweety

    |

    En effet, l’info est tombée, relayée par midi libre et l’indep, et j’ai eu une confirmation mail par l’organisation du festival: prendre contatc avec l’OT pour le remboursement, ils ne
    stipulent pas pour les billets, mùais risuqent très certainement de les demander.

    Reply

  • jim

    |

    Aznavour est un quasi-milliardaire,

    qui vit de rentes considérables et

    qui habite dans un somptueux appartement du quartier le plus chic de Paris.

    Ceci explique celà, et vive l’arnaque !

    Reply

  • Michel Santo

    |

    Il n’y est pour rien Charles, dans cette galère ! La responsabilité en incombe aux organisateurs ( après toutt c’est eux qui ont établi le programme et choisi les artistes ) et à leur
    communication, que l’on pourrait qualifier sans exagération de quasi mensongère…

    Reply

  • Norbert Gabriel

    |

    Salut

    votre point de vue est juste pour ce qui est du cébut de votre article, pour la suite, c’est discutable, voici un compte rendu exhaustif de la soirée qui remet les responsabilités en place. Pour
    Léotard que j’ai beaucoup vu en scène, il aurait été très pote avec les Jamait, Agnès Bihl ou Alexis HK qui sont des artistes de scène suivis par un public assez largen, et depuis des années

    ici la soirée in extenso

    http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2013/08/22/ya-dla-joie-ou-pas-aznavour-et-le-centenaire-trenet-lhistoire-dun-concert-mensonger/#comment-9626

     

    Cordialement

    Norbert Gabriel

    Reply

  • Michel Santo

    |

    Je dois vous dire, que, pour ma part, et la fin de mon billet le dit clairement, la responsabilité de ce lamentable fiasco relève du maître d’ouvrage politique et non des chanteurs et d’Aznavour
    en particulier. Je trouve de surcroît assez indigne le procès qui leur est fait par ceux là mêmes qui dans leur com, relayée sans précaution par la presse locale,  ont vendu un faux concert.
    De plus, si chacun et chacune dans son genre sont de bons professionnels, je vous le dit en toute sincérité, ils ont chèrement payé le piège qu’il leur a été tendu, avec  tous ceux qui
    s’étaient déplacés…Mon emportement explique sans doute mes excès à leur propos, même si, après   » il va y avoir de la joie  » du présentateur officiel, j’ en espérais un peu… Le moment
    venu,  très bientôt, j’écrirai cela dans un billet. Bien à vous ! et que les artistes que vous  » représentaient  » veuillent bien pardonner mon humeur, injuste à leur égard…

    Reply

  • Antoine

    |

    Madame Eglesies étant semble-t-il non seulement une adjointe, mais également une cousine de Monsieur Bascou, et aussi une amie de la fille de Monsieur Coll – dirigeante de la société « René Coll
    Organisation » – toute cette histoire fait penser à une « Narbona Nostra » … 

    Reply

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