Que c’est beau le rugby joué avec cette foi ; que c’est beau un stade en joie ; que c’est beau l’audace en bleu ; que c’est beau un visage en pleurs ; que c’est beau des joueurs en gloire ; que c’est beau un « quinze » en « un » ; que c’est beau tant de courage, tant de talents ; que c’est beau de briser la fatalité ; de donner forme au destin… Que c’est beau de vivre ces extraordinaires instants.
Ne « tournons pas autour du pot » : cette relance publique par 29 maires du « narbonnais » et le député Alain Perea, qui demandent à l’État de déroger à la loi Littoral pour autoriser la circulation et le stationnement des voitures sur les sites et les plages de la Vieille Nouvelle, du Rouet et des Montilles, est tout simplement ahurissante. Parce que juridiquement absurde d’abord : cela a été déjà dit et rappelé à plusieurs reprises par les différents acteurs publics concernés pour que je m’abstienne ici de faire état des positions et des arguments avancés par les uns et les autres.
Jusqu’alors, je n’avais jamais regardé ses mains avec autant d’attention. Non sans raison, d’ailleurs ! Enfant et jeune adolescent, je les redoutais plutôt. Vives, elles l’étaient ; et agiles pareillement pour tirer une oreille, y glisser prestement son petit doigt humide les « jours de sortie » ou pour placer sèchement une barrette sur un « épi » de cheveux particulièrement rebelle. Je craignais trop souvent qu’elles n’enflamment aussi mes joues ; et ne garde aujourd’hui aucun souvenir de leur caressante douceur. Les tenir dans les miennes, comme hier, abandonnées mais confiantes, était en ce temps-là du reste inconcevable. Hier donc, elles étaient dans ce moment où la chair palpite au seul diapason des émotions, d’une extraordinaire légèreté. Sous leur peau d’une blancheur opaline, de larges veines bleues en gonflaient la surface d’une finesse semblable à celle du papier de soie. Je lui faisais remarquer qu’aucune, ou si peu, tache brune ne les enlaidissait, que ses doigts n’étaient pas marqués par de vilaines cicatrices, que ses mains avaient de celles d’un enfant le velouté. Je ne saurais dire combien le temps a passé ainsi, mais je sais que peu de mots furent échangés : regards et caresses suffisaient. Il arrive un âge en effet où rien n’importe plus que le témoignage des sens, où la vie s’éprend de la chaleur de mains confondues dans un îlot d’indicible tendresse. Le temps de le comprendre, il est hélas ! souvent trop tard…
Lire ne sert à rien, lire ne rapporte rien, lire est une perte de temps ; lire est improductif, lire ne capitalise rien. Rien ne reste, que des livres. Lire c’est s’oublier ; oublier, se perdre, gagner en nuances et complexité. Se retrouver. Lire est un luxe ; et un scandale. Lire est un acte de résistance. Lire, c’est arrêter le temps, ne pas le compter. Lire n’est pas rentable. Oui, la lecture ne sert à rien, c’est sa puissance. Un jour lointain, j’ai ouvert « Lucien Leuwen » ; le lendemain, mes « idées et essais » étaient déposés chez Emmaus. En ce moment, je relis « La Recherche… », page à page. Des heures et des heures. Inutiles, hors du temps… Lire c‘est vivre !
Nous étions sur le même trottoir, large et désert. Il était 18 heures environ. Je marchais d’un bon pas, l’esprit en balade ; elle roulait d’un bon train, ses cheveux au vent. Nous avancions l’un vers l’autre quand j’avisai soudain les mouvements suspects de sa bicyclette.
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