Gaza ! Le silence après le vacarme.

Je consulte mon fil d’actualité. Et les flash d’infos des grands médias. Curieusement, silence. Ou presque.
Israël et le Hamas acceptent le plan de paix américain. Et soudain, plus rien. Les réseaux se taisent. Les grandes voix s’effacent. On dirait que la paix gêne.

La tentation régicide.

Emmanuel Macron est devenu le bouc émissaire idéal. Facile. Pratique. Il suffit de le montrer du doigt pour absoudre tout le monde : citoyens, partis, syndicats, éditorialistes. Un exutoire commode à une irresponsabilité collective qu’on ne veut pas voir.

La République des lâches.

La France n’est plus gouvernée. Elle est ridiculisée. Un Premier ministre qui démissionne quelques heures après avoir présenté son gouvernement : on n’avait jamais vu ça. Même les républiques bananières feraient mieux. Chez nous, c’est devenu la norme : l’impuissance comme horizon, la comédie comme méthode.

58 % des français veulent faire barrage à LFI !

Selon une enquête Odoxa-Backbone*, 53 % des Français ne veulent plus faire barrage au RN. 58 % veulent faire barrage à LFI. Chiffres secs. Glacials. Tout est dit.

Mélenchon avait parié là-dessus : la gauche, c’est à dire lui, au premier tour, le réflexe anti-RN au second. Un classique. La vieille recette du Front populaire : la « gauche » rempart contre le pire. Mais il a trop tiré sur la corde. Trop de slogans. Trop d’idéologie. Trop d’aveuglement. Les centristes se sont détournés. Une partie de la gauche aussi. Et lui reste seul avec ses certitudes.

Le réel lui échappe toujours. On se souvient de sa phrase : « La Russie n’est pas agressive. » Quelques semaines plus tard, l’Ukraine était envahie. Chez lui, la théorie écrase tout. L’humain aussi.

La gauche manque d’un homme d’État qui comprenne le pays, son histoire, ses contradictions. Tant qu’elle ne le trouve pas, elle n’aura qu’une rengaine : « Votez pour nous pour éviter l’autre. » Rengaine usée. Désormais inaudible.

*Enquête Odoxa-Backbone pour Le Figaro, publiée ce jeudi.

Un concentré d’humanité !

Jeudi. Marché de plein vent.

Le Cours Mirabeau a ses matins de tumulte. Ça crie, ça s’agite, ça s’interpelle. Trois marchands de fruits et légumes, postés comme des coqs sur leur tréteau, rivalisent à coups de décibels. « Pas chers, pas chers ! »… « Deux euros la tomate ! » Leurs voix traversent l’esplanade, saturent le quartier, s’engouffrent jusque sur la terrasse du bistrot où je noie mon regard dans un café noir.

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