Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé samedi vouloir demander au « peuple de gauche » par « référendum » mi-octobre s’il souhaite l’unité des forces de gauche aux régionales. Pour ce faire, trois jours durant, les militants du PS disposeront sur l’ensemble des marchés de France des urnes pour permettre aux citoyens qui le désirent de voter. Des urnes sur les marchés! Entre têtes de veaux et choux-fleurs…fromages et salades… Et cela 15 jours avant le dépôt des listes, une fois les bulletins imprimés. Quand ils ont appris la nouvelle, les Verts d’Onesta, qui se réunissaient, dans l’Aude, à Villesèquelande, pour valider le « Projet En Commun » élaboré avec le PC, le Front de Gauche, Ensemble! et les Occitanistes,sont tombés en transe : « morts de rire ».
Ce matin, samedi 19 septembre, nous recevions, Jean Claude Julès et moi-même, sur Radio Grand Sud FM, dans le cadre de l’émission Radio Barques, Jean Fabre, un des trois co-présidents du F.C.L, le club de rugby à 13 de la ville de Lézignan. Un des 9 clubs de « l’élite nationale » au riche palmarès.
J’avoue ne pas comprendre la logique politique qui amène les dirigeants socialistes du Languedoc-Roussillon, et madame Delga, à se battre encore pour défendre cette funeste idée d’une présidence déléguée qui, de surcroît, serait réservée à monsieur Damien Alary. L’argument avancé, pour les plus cohérents d’entre eux, est celui d’une représentation régionale qui serait ainsi à la hauteur du « poids » de l’actuelle région L-R. Un argument qui ne tient pas si on s’en tient au seul paramètre institutionnel qui compte: la répartition des sièges dans le futur conseil régional. Que constate-t-on, en effet? He bien que sur les 158 sièges en question, 85 reviendront à des élus des 5 départements de l’actuel Languedoc-Roussillon. 53% des sièges donc!
Contrairement à ce que semblent suggérer madame Delga, dans le Midi Libre d’aujourd’hui, et monsieur Le Guen, à l’Assemblée Nationale hier, si la loi et le Code Général des collectivités locales permettent beaucoup de choses, en effet, ils n’autorisent cependant pas à une quelconque majorité de quelque conseil régional que ce soit, de proposer l’instauration d’une présidence déléguée dotée, comme l’exigeait Damien Alary de vrais pouvoirs exécutifs. Que, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la lettre et l’esprit de la réforme territoriale, madama Delga souhaite offrir, si elle était élue évidemment, une petite compensation symbolique à monsieur Alary, victime d’un accord PS/PRG qui le rétrograde à la quatrième place, je peux le comprendre.
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