Ces micro-évènements qui font l’absurdité ou la beauté du monde | Contre-Regard.com

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je suis de ceux qui vibrent au micro-évènement d’une hirondelle posée sur un fil électrique à basse altitude, environ trois mètres, et qui se laisse approcher jusqu’à voir sa gorge blanche frémir sous un vent d’ouest de fin d’après midi, sur l’ancien chemin de halage du canal des Deux-Mers, au Somail, ce superbe hameau situé à quelques kilomètres seulement de Narbonne, malheureusement amputé de valeureux platanes rongés par une maladie incurable, qui jusqu’alors offraient aux promeneurs leurs ombres protectrices les jours d’intenses et brûlantes lumières d’été.

Des « Nus » de Philippe Kandel annulés à Coursan|Contre-regard.com : chronique narbonnaise.

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© France 3 / Culturebox

J’ignorais que la petite ville voisine de Coursan, qui, traversée par la RN 9 et le fleuve Aude était moins connue jusqu’ici pour son riche patrimoine historique et culturel que pour ses inoubliables embouteillages estivaux et ses mémorables inondations hivernales, possédait une Maison du Tourisme et de l’Information. Depuis hier, les voilà toute deux désormais entrées dans l’histoire culturelle nationale par la voie d’une dépêche signée Odile Morain, dans FrancetvinfoCulturebox. Un texte plat comme une brème – dans lequel une grossière faute de grammaire donne du crédit à la dégradation généralisée de la prose journalistique –, qui nous informe que le photographe Philippe Kandel avait été censuré « suite à la plainte d’élus et de personnels administratifs de la mairie… ».

Chronique de Narbonne |Scène de la vie narbonnaise au « Macar »…

Le croquis de la semaine de Denis Carrière:

En direct du « Macar », dans la salle rouge, au fond du bar —  le lien ici —. De jeunes femmes discutent sans retenue, elles rient en se servant des verres de vin blanc. Belle jeunesse insouciante croquée dans mon carnet…

Un moment d’été poétique. Guillevic: Ce Sauvage…

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En ce début d’année, décédait Jean Pierre Liégeois. 59 ans à peine! Peu de temps avant qu’il ne m’informe de sa grave maladie, il m’avait prêté ce petit livre: un poème de Guillevic. Sa soeur a voulu que je le garde, en signe d’amitié. Il est dans mon bureau, sur une petite table. Il m’arrive de l’ouvrir au hasard, certains matins. Sans autres soucis que de lire trois ou quatre vers. Et de remonter jusqu’à leur source. Comme ce matin! Ne me demandez pas pourquoi.

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