𝐔𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭𝐞.

Le matin, avant le premier café, je m’arrête souvent devant la bibliothèque.

Le matin, avant le premier café, je m’arrête souvent devant la bibliothèque.

Devant moi, une jeune mère tenait une petite fille par la main gauche et un petit garçon par la droite. Le sol luisait encore sous un soleil revenu.

De la nuit, le corps grince. La cafetière siffle. Dans le cadre, rien ne bouge. Le silence gronde. Les volets claquent. Le grand arbre brille. Un chien s’ébroue. Puis la chaleur retombe. « Night Lights » et Gerry Mulligan ouvrent…

Entre deux colonnes d’une lumière pâle, S’ouvre cet étroit passage sans fond. De l’ombre surgissent deux figures, Et, devant elles, marche un chien.

. Nuit avancée. Quai de Lorraine. Une maison éclairée. Dans l’eau noire son reflet.

Bergamín* : « On éloigne ce qu’on aimepour y croire. »

Courage Avec le temps Vivre Trois mois Chaque jour qui passe Le pire.

Hier soir, dans la splendide cour du Palais des Archevêques de Narbonne, vernissage de « Rêves de Japon ». Beaucoup de monde. Les habitués de ces rendez-vous. Des bises, des sourires, quelques petits fours.

L'assassinat du jeune Louis à Narbonne me trouble d'autant plus qu'il est survenu dans ma ville. Et que les faits reprochés aux personnes mises en cause sont d’une violence insoutenable.

Près du bord,une eau mêlée de sable. Puis des verts. Au loin,un bleu franc. Et enfin cette frontière d’air et d’eau. Une simple lignepour partager le monde. Photo : Plage des Ayguades. Gruissan. Aude.

Nous constatons que les adultes sont aujourd’hui plus lourds, plus épais. Ils se couvrent davantage qu’ils ne s’habillent.
Chaque seconde apporte son lot de nouvelles. D’images. D’analyses. De commentaires. Puis de commentaires sur les commentaires. Rien n’arrive seul. Walter Benjamin observait déjà que les événements nous parvenaient saturés d’explications. Il écrivait cela à une époque où l’information voyageait…