𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐚𝐫𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐯œ𝐮𝐱…

J’ai reçu les meilleurs vœux de Bernard.
Comme chaque veille de premier de l’an.

J’ai reçu les meilleurs vœux de Bernard.
Comme chaque veille de premier de l’an.

Le soleil tape sur le granit de la Madrague. Ce muret n’est pas une clôture, c’est un barrage. Il sépare l’eau du jardin, le bruit de la mer, le siècle des touristes du silence des bêtes. Derrière ce rempart, elle a passé cinquante ans à dévêtir le mythe.

Hier midi, au début des Barques. Là où la ville se raconte qu’elle est un décor. Ils étaient trois. Un couple de cols verts et leur petit. Neuf et maladroit.

La pluie tombait. J’étais près de la fenêtre. La rue était vide. Des feuilles mortes couvraient la chaussée, mouillées.

Sur mon fil d’actus Facebook. Lu ce matin cette révélation : nous vivrions dans un « patriarcat acoustique ». Rien que ça. Quinze ans de retard, mais toujours la même ardeur pour débusquer le mâle jusque dans les cordes vocales. Les murs tremblent, paraît-il, quand un homme parle grave. On n’arrête pas le progrès : après le réchauffement climatique, voici le réchauffement des timbres.