Dans chaque niche fiscale, au sens écologique du terme, vit et vote une espèce vivante un peu particulière.Quoiqu’il en soit de sa nature, plus ou moins belliqueuse, et de la couleur de son poil,plus ou moins sombre, les mœurs de notre animal l’amène instinctivement à défendre son biotope à l’abri duquel il se protège des prédations constantes et répétées de son ennemi héréditaire: le ministre du budget.Un ministre qui, en ces temps de déficits abyssaux, semble bien décidé à manger dans sa gamelle.Une gamelle que notre nicheur-fiscal entend bien défendre la rage au ventre et le vote sanction dans la gueule.Déjà s’entendent ses premiers hurlements…Auxquels je préfère les cris secs et colériques des hirondelles.Mais elles sont en retard cette année! . Demain, peut-être?
« Si les niches fiscales sont sur la sellette, c’est tout simplement à cause de leur coût. Cette année, les 468 dispositifs dérogatoires qui permettent à un particulier ou à une entreprise de réduire son impôt devraient priver l’État de 75 milliards d’euros de recettes.
Une somme colossale, supérieure au budget de l’Éducation nationale (61 milliards). Et très concentrée : 16 niches captent à elles seules la moitié du coût pour les finances publiques.
Or, ce sont celles qui ont souvent la plus grande utilité économique. Ainsi en va-t-il pour les deux dispositifs les plus onéreux : la TVA réduite pour les travaux d’entretien dans le logement, qui soutient le secteur du bâtiment et limite le travail au noir, et le crédit impôt-recherche, qui aide à l’innovation.
Même constat du côté des ménages : la moitié du coût des niches fiscales porte sur des réductions d’impôts sur le revenu. On y retrouve la prime pour l’emploi, les avantages de l’assurance-vie ou encore la réduction d’impôt pour emploi de salarié à domicile. Autant dire que ces niches sont très populaires parmi les Français ! Ce qui rend le sujet sensible politiquement. En outre, certains dispositifs sont devenus des symboles politiques intouchables, comme la TVA réduite dans la restauration, promise par Jacques Chirac et obtenue par Nicolas Sarkozy. Enfin s’attaquer aux avantages des retraités n’a rien d’évident. »
Les électeurs, qui ne sont pas tous idiots, savent que la France aura du mal à régler les factures de la crise et de ses déficits passés par le simple retour de la croissance et la seule réduction de la dépense publique. Ils savent aussi qu’il leur faudra passer par la case impôt (la seule question est: quand ? 2011, 2013?…) et ils ne supportent pas l’idée que des contribuables très aisés puissent y échapper grâce au bouclier fiscal. Un bouclier qui avait été forgé pour compenser les absurdités de l’ISF (que reconnaissent à présent certains dirigeants socialistes commeValls et Peillon…) à une époque où il paraissait possible de baisser les dépenses et les recettes de l’Etat. Aujourd’hui, avec la crise, le déficit public est devenu abyssal (7,5% du PIB) et, comme partout en Europe, le climat est à la hausse d’impôt. Dans ce contexte, la suppression du bouclier ne rapporterait rien ou presque au budget de l’Etat (0.004% du déficit public !!!).Toute la classe politique le sait et use de cet argument facile et hypocritement moral pour, en réalité, préparer les esprits des classes moyennes et nombreuses (celles qui payent des impôts et qui épargnent encore) à régler l’addition, une fois de plus, de politiques budgétaires et fiscales qui partent à la dérive depuis plus de 25 ans. Pourquoi donc ne pas le direfranchement plutôt que de se camoufler derrière une rhétorique de coupeurs de têtes et ouvrir enfin une vraie discussion sur les outils fiscaux à mettre en œuvre pour préparer une sortie de crise qui ne plombe ni la consommation, ni l’investissement, ni l’épargne. A taux de prélèvements obligatoires et de dépenses publiques à la baisse, bien entendu. Si, pour ce faire, il faut commencer par se débarrasser d’un bouclier fiscal idéologiquement insoutenable et techniquement inefficace, pourquoi donc s’en priver? Comme nous aurions tort aussi de nous priver d’un examen rigoureux, à l’aune du double principe d’équité et de compétitivité, d’un certain nombre de niches fiscales coûteuses et inutiles.
Il se dit beaucoup de bêtises, de clichés et de lieux communs en ces temps de passions électorales. A s’y noyer. Et puis, dans ce marais d’impostures, une voix se fait entendre pour accueillir Simone Veil à l’Académie Française. Une voix qui rétablit la hiérarchie des valeurs dans un monde qui les nie. Celles qui guidèrent la pensée et l’action de cette grande dame: le courage, la dignité, l’indépendance d’esprit.
« Vous avez des convictions, mais elles ne sont jamais partisanes. Vous les défendez avec force. Mais vous êtes loyale envers vos adversaires comme vous êtes loyale envers vos amis. Vous êtes un modèle d’indépendance. Plus d’une fois, vous trouvez le courage de vous opposer à ceux qui vous sont proches et de prendre, parce que vous pensez qu’ils n’ont pas toujours tort, le parti de ceux qui sont plus éloignés de vous. C’est aussi pour cette raison que les Français vous aiment. »
Avec une rigueur à toute épreuve, vous êtes, en vérité, une éternelle rebelle. Vous êtes féministe, vous défendez la cause des femmes avec une fermeté implacable, mais vous n’adhérez pas aux thèses de celles qui, à l’image de Simone de Beauvoir, nient les différences entre les sexes. Vous êtes du côté des plus faibles, mais vous refusez toute victimisation. Quand on vous propose la Légion d’honneur au titre d’ancienne déportée, vous déclarez avec calme et avec beaucoup d’audace qu’il ne suffit pas d’avoir été malheureuse dans un camp pour mériter d’être décorée.
La clé de votre popularité, il faut peut-être la chercher, en fin de compte, dans votre capacité à emporter l’adhésion des Français. Cette adhésion ne repose pas pour vous sur je ne sais quel consensus médiocre et boiteux entre les innombrables opinions qui ne cessent de diviser notre vieux pays. Elle repose sur des principes que vous affirmez, envers et contre tous, sans jamais hausser le ton, et qui finissent par convaincre. Disons-le sans affectation : au cœur de la vie politique, vous offrez une image républicaine et morale. »
Oui, une image républicaine et morale.
Madame Christine Pujol, qui n’est pas une moniale mais une » cathare » , nous dit-elle dans la presse, squatte , en compagnie de sa « chargée de communication », qui n’a plus rien à communiquer, les locaux du syndicat national des restaurateurs et hôteliers. Autorecluse et cloîtrée dans des bureaux parisiens qui lui sont interdits depuis sa descente de croix, elle ne s’alimente plus que du contenu d’un vulgaire panier d’osier qu’elle remonte par une fenêtre grâce au fil d’une télévision (!) Une façon somme toute originale de se maintenir en forme et d’entretenir son image! Quant au reste, privée d’eau, elle n’en dit goutte.Un calvairequi la change de ses escapades gourmandes chez ses chefs étoilés et qui lui serait infligé par le pape du foie gras français, le dragon Daguin. Une illustre toque qu’elle recouvre de l’habit noir inquisitorial (une vêture si peu faite pour son physique de moine paillard ) et qui, excédé de l’entendre crier qu’une « cathare ne capitule jamais », pourrait la prendre au mot et la laisser griller dans son Montségur d’opérette. A petit feu…
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