La première fois que j’ai vu et entendu Aurélien, je l’ai trouvé franchement…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Comment peut-on vivre et penser
dans une Assemblée composée
pour une grande part de vrais
psychotiques, d’authentiques
élus assurément cinglés
Comment conserver son calme
sans perdre raison et santé
au milieu d’un tel vacarme
et préserver sa dignité
sur des bancs à la dérive
soumis aux cris insolences
injures et invectives
pensai-je devant mon café
Comment résister à l’envie
de regarder le monde passer
et penser et vivre à vide
songeai-je enfin tôt ce matin
quand un jeune con d’Insoumis
du joli nom d’Aurélien
qui sait le poids le sens des mots
de sa superbe en plein chaos
vous tire aux côtés de Pajot
Simmonet Bompard et Ruffin
une rafale dans le dos
 
Ainsi fut-il dit d’Olivier
Dussopt qu’assassin il était.
.
 
 
 
 
 
 
 

Ah ! ces 1%… Salauds de riches !

 
Ma.21.2.2023
J’ai pu constater ce matin encore sur mon fil d’actualités de trop nombreux « indignés » de la politique, de la culture et du reste. J’ai aussi remarqué, chez ces derniers, un suivisme compulsif, pour ne pas dire pathologique, des polémiques et des outrances du moment. Un moyen finalement assez commode, songeai-je, pour attirer le maximum d’attention sur soi et sa page : le marché des « idées » étant dominé par des frustrations, des peurs et des violences de toutes sortes. Un souci narcissique de distinction finalement qui, paradoxalement, pousse et renforce la visibilité sociale de tel fait ou de telle opinion déjà largement promu sur les médias traditionnels et les réseaux sociaux. Loin donc d’un affranchissement des opinions et des pensées communes, j’ai l’impression, en lisant, survolant plutôt, ce genre de commentaires, de lire, sous des formes différentes, certes, un seul et même texte. Ce qui est lassant, et, pour tout dire, ennuyeux ! Comme ces images de voyages ou de dîners d’une extrême banalité ostensiblement présentées et commentées par leurs auteurs comme l’expression de moments uniques et merveilleux…
 
 

Scène de rue : un étrange et audacieux nécessiteux !

 
 
 
 
Je.9.2.2023
 
Scène de rue.
 
Il était 18 heures, hier, quand je suis sorti du Monoprix de la place de l’Hôtel de Ville, mon pack de 6 bouteilles d’eau d’un litre et demi à la main. Devant moi, une dame, charmante, était à l’arrêt, son caddie à ses pieds. Un homme, la trentaine environ, long et d’apparence décente, s’est avancé timidement vers elle. Je me suis rapproché, un peu troublé par le comportement de cet individu et j’ai attendu qu’il se décide à prononcer quelques mots afin de m’assurer que la scène se dénouerait sans incident. Il était enfin parvenu face à la dame au caddie, dont je pensais qu’elle devait avoir le double de son âge. Elle épluchait, concentrée, son ticket de caisse. Il s’est alors penché, lentement, à hauteur d’yeux pour ne pas la brusquer et lui a demandé sur un ton grave et solennel : « Madame ! on peut avoir un contact sexuel ? » Qui lui a répondu, surprise, sans agressivité, avec une pointe d’ironie appuyée cependant « Ah ! Ça non ! » Sur ce, nous avons tous trois repris notre chemin. Comme si rien ne s’était passé…
 
 
 

Tout homme est responsable de son sourire…

 
 
 
 
 
 
Me.8.2.2023
 
Moments de vie. Sourires !
 
J’aime regarder les gens. Je suis attentif à leur façon de bouger et de se déplacer ; à leurs gestes et leurs démarches. À leurs visages surtout. Qui traduisent souvent leurs pensées, leurs émotions. Des visages qui deviennent, les années passant, le reflet de leurs vies. Bonnes ou mauvaises. J’en croise chaque jour des dizaines, dans la rue. Beaucoup sont penchés sur les écrans de leurs téléphones. Ceux-là ont le sourire banal ou béat. Parfois vulgaire ou insolent. D’autres sont perdus dans leurs pensées. Leur visage semble figé, triste ou mélancolique. Au contraire de ce visage souriant croisé ce matin. Celui d’une dame inconnue qui hier encore tenait par la main une personne plus âgée au visage tendu par la fatigue et les douleurs. Lors de nos quotidiennes rencontres, nous échangions un sourire de politesse. Aujourd’hui, son visage n’était pas tourné vers le mien. Il souriait dans le vide. Aux anges, dit-on. J’ai souri aussi. Sans raison. C’est Camus qui écrivait : « Au-delà d’un certain âge, tout homme est responsable de son visage. »
 
 
 
 
 
 

Souvenirs de février, brûlures d’enfance…

 
 
 
 
 
 
Moments de vie.
 
Souvenirs de février.
 
Ce matin-là il faisait froid
dehors aussi pesait la nuit
et le silence et son odeur
de café au lait mal dosé
qui nouait tripes et voix
Pas un mot ne fut prononcé
ce matin-là où je devais
abandonner mon enfance.
Des images grises seules
restent encore vivantes
mais floues Comme sa présence
lourde et discrète effacée
Ce boulevard mal éclairé
cette gare sinistre et
ventée Et ce long voyage
solitaire et cette neige
et ce château de Montbéliard
dans lequel je rêvais plus tard
d’amandiers en fleurs de soleil
et d’étés
 
 
 
 

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