Nos journées sont un tissu serré d’habitudes. Au moment où j’attaque ma joue gauche de la lame de mon rasoir, comme tous les samedi, à la même minute où j’accomplis ce même geste, la voix d’Alain Finkielkraut ouvre son émission du samedi matin sur France Culture par la première phrase du roman évènement de Littell : « Les Bienveillantes » : « Frères humains, laisser moi vous raconter comment ça s’est passé. »
C’est de la parole d’un bourreau dont il s’agit tout au long de ce livre. Que je suis en train de lire. Un bourreau nazi, cultivé et raffiné. Qui obéit aux ordres. Qui tue aussi avec méthode. Avec le souci aussi d’être reconnu comme un grand professionnel de la « chose ». Et qui est pris, en conscience, dans un faisceau d’habitudes où le mal est en partage avec ses frères en barbarie.
La lecture des « Bienveillantes » secoue. Son « héros », Max Aub, est une parfaite allégorie d’une fraternité fondée sur l’abjection. Elle montre qu’au cœur de tout homme et de tout agrégat humain gît la violence. Et que la culture n’en est pas l’antidote absolu. Il suffit d’entendre ce qui ce dit autour de vous…
Soir 3, le journal de 19H30, vendredi. Le sujet : les achats de Noël dans un magasin de jeux électroniques.
Le vendeur interrogé! Un manche à balai hirsute revêtu d’une culotte longue, informe et de couleur indéterminée. Sur laquelle retombait une chemise fatiguée et probablement sortie d’une essoreuse à bout de souffle.
Début de son propos charabianesque : " les gamers…"
Et de voir apparaître en bas, à gauche de l’écran: " gamers = joueurs ".
LePalais du travail de Narbonne n’a vraiment rien qui puisse attirer l’œil et l’esprit du promeneur égaré. Surtout à la tombée de la nuit, qui, en cette mi décembre, le recouvre tôt d’un manteau de froidure à travers lequel percent néanmoins des plaques de murs zébrés de longues cicatrices de ferrailles rouillées. Le vent du Nord, violent hier, et qui vous met les nerfs à vif, ne pouvait, hélas, me distraire de cet édifice marqué par le temps et m’en faire oublier ses formes désespérément tristes. C’est dans ces ténèbres architecturales que M. Raynaud, le président-sénateur du Conseil Général tenait une réunion sur les orientations (le mot est joli) budgétaires du Département. Dans la salle « Lacroix », précisait le carton d’invitation. Tout un programme ! Autant dire que l’ambiance n’était pas à la fête. Les millions d’euros volaient au dessus des quelques têtes présentes. Quatre ou cinq maires, six ou sept conseillers généraux, des fonctionnaires du Conseil Généralet deux ou trois « personnalités » seulement, qui semblaient plus préoccupés par les derniers préparatifs de leur soirée du réveillon que par la démonstration quasi inaudible de Marcel sur la sempiternelle responsabilité de l’Etat et de la droite « dans la dégradation des finances locales ». Un grand classique de la rhétorique politicienne. De gauche comme de droite… Avec cependant une surprenante nouveauté en ces terres d’Aude : l’insistance sur la modération fiscale et, surtout, pour le R.M.I et l’A.P.A, l’essentiel des dépenses, sur le « nécessaire contrôle » et « l’effectivité des prestations ». En langage moins diplomatique « la chasse aux fraudeurs ». Et une nouvelle illustration du théorème de « Bascou-Andrieu » selon lequel : « il n’y a pas de problèmes de droite ou de gauche, par contre les solutions qu’on y apporte, elles, le sont…c.q.f.d ». Joyeuses fêtes ! et bonne année 2007 aux rmistes audois! Feu !!!
Lettre adressée à le rédaction de l’Indépendant le 13/11/2006
Quand j’étais gamin ( je suis grand-père ), les commerçants du centre ville protestaient déjà contre le projet de détournement du flux automobile provenant de la nationale 9 que permettait la réalisation de la rocade Ouest.
Dans un de mes billets précédents : un tête à queue idéologique, je notais l’ambiguïté des thèmes de campagne de Sègolène Royal. Marc Lambron, dans son dernier ouvrage , est encore plus précis.D’après notre auteur, elle serait, comme François Mitterand," le révélateur de l’inconscient de droite,de la gauche…" En moins littéraire cependant. Ce qui expliquerait la condescendance hautaine et ironique d’une grande partie de la classe politico-intellectuelle. Qui la voue, avec Sarko,et au reproche de son populisme, aux gémonies. Assisterait-on à la fin d’un cycle marqué par un mode de pensée " aristocratique" et des pratiques politiques " élitaires" ?
Toujours à propos de Ségolène.Faut-il donner plus de compétences et de responsabilités aux Régions? Oui, pour Madame la candidate. Non, pour les français. C’est du moins ce qui semble ressortir d’un récent sondage de l ‘I.P.S.O.S selon lequel 45 % des Français jugent aujourd’hui que la décentralisation est allée trop loin, 31 % estimant qu’elle a atteint un niveau suffisant et 18 % qu’elle n’est pas allée assez loin. En trois ans, la défiance a ainsi progressé de 20 points. Il est vrai que le spectacle que nous donnent à voir, et à entendre, un certain nombre de grands féodaux n’est guère ragoûtant.
D’autant que le maquis institutionnel s’épaissit, les dépenses de fonctionnement s’envolent et le clientèlisme prospère… Dans son rapport,Pierre Richard, président du conseil de surveillance de Dexia Crédit local, en appelle donc à la sagesse des élus et à la maîtrise de la dépense publique locale: "une nouvelle gouvernance des relations entre l’Etat et les collectivités territoriales fondée sur la négociation et la responsabilisation" est nécessaire. Il invite aussi ces dernières à "s’engager davantage dans des démarches de rigueur financière et d’amélioration de la productivité de leurs services".
Sera-t-il entendu? Pour l’heure, on n’entend que des promesses de dépenses, à structure de coût identique… Espérons qu’elles n’engagent que ceux qui les écoutent…
Vêtements de maçon. Chaussures de sécurité.Il attend. Une cigarette. Quelques pas.Sur le banc, un sac en plastique jaune. Son casse-croûte. Hier, c’était une glacière. Partager : Imprimer(ouvre dans […]
Je ne sais pasce que mon regard, ce soir,va choisir. Partager : Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail Tweet […]
Quand elle ne sera plus làQuand je serai partiLà-bas où il peut aussi faire jourUn oiseau doit chanter la nuitComme iciEt quand le vent passeLa montagne s’efface𝐿𝘦𝑠 𝑝𝘰𝑖𝘯𝑡𝘦𝑠 𝑏𝘭𝑎𝘯𝑐𝘩𝑒𝘴 𝘥𝑒 𝑙𝘢 […]
Goldberg, l’aria.Lang Lang au clavier. Partager : Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail Tweet Partager sur […]
Assis sur le même banc.À la même place.Le premier à gauche. Pas un bruit. Le silence de son visagedans la nuit où elle s’est tue. Au seuil du chœur,l’or d’un vitrail. Puis des verts,des bleus,des […]