À vue.

Le pouvoir rassure de loin.
Il donne l’illusion d’une main ferme, d’une carte tenue droite, d’une route tracée.

De près, c’est autre chose.

𝐀𝐮𝐭𝐨𝐩𝐬𝐢𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐫𝐞́𝐟𝐥𝐞𝐱𝐞.

Loana.
Un drame.
Dans l’heure, les textes s’alignent. Même structure. Même ton.
On désigne vite : une époque, un système, une foule.
La responsabilité se dilue. L’indignation se concentre.

𝐋’𝐀𝐮𝐝𝐞 𝐛𝐚𝐬𝐜𝐮𝐥𝐞.

𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐚𝐢𝐭𝐞 𝐞́𝐥𝐞𝐜𝐭𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐧 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐡𝐞́𝐠𝐞́𝐦𝐨𝐧𝐢𝐞.

Dans l’Aude, ces municipales confirment une évolution de fond :

le Parti socialiste recule, la gauche se fragmente. Elle ne structure plus le paysage politique comme elle l’a fait pendant des décennies.

𝐂𝐚𝐫𝐜𝐚𝐬𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞 : 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐮𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐬𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞.

Le soir du premier tour, tout était écrit.
Le Rassemblement National en tête.
Horizons en embuscade.
Et le Parti socialiste arc-bouté sur son maintien.

𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐨𝐫𝐭 𝐝’𝐨𝐛𝐞́𝐢𝐫.

Ils cherchent des maîtres.
Ils disent chercher du sens.

Chez Jean-Luc Mélenchon, ils trouvent une voix. Forte. Tranchante. Rassurante.
Elle dispense de douter. Elle dispense de penser.

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