La France compte 35 000 communes. Un dogme de 1789. Derrière l’écharpe tricolore, le pouvoir s’évapore.
On empile. Les intercommunalités absorbent l’eau, les déchets, les bus, l’urbanisme. Le maire garde le prestige du titre, mais le centre de gravité a glissé vers l’intercommunalité. Une structure technique, opaque, où le citoyen ne vote pas directement.
Les mots frappent avant les poings. Des slogans préparent le terrain. Des images désignent la cible.
On les croit inoffensifs. Ils se parent de morale, invoquent la justice ou l’opprimé. Mais à force de simplifier le monde, ils fabriquent des coupables en série.
Qualifier de « fasciste » l’opposant, l’adversaire politique, le policier, le dominant , c’est effacer le visage. C’est réduire l’homme à une catégorie. C’est décréter qu’il mérite l’exécution symbolique. Puis le lynchage.
À Lyon, Quentin est mort sous les coups de nervis, en marge d’un meeting. Il était, paraît-il, un « fasciste ». L’ennemi. La cible.
On prétend que les mots ne tuent pas. C’est faux. Ils installent l’idée que frapper n’est plus une faute, mais une réponse. Ils créent le climat.
La violence n’est jamais spontanée. Elle est un récit. Une petite musique qui déshumanise. Quand l’adversaire devient l’incarnation du mal, le passage à l’acte est une conséquence.
Il faut mesurer le poids des mots lancés dans le vide. Derrière les slogans vertueux, il y a parfois un cercueil.
Le Président a parlé juste. Il a parlé ferme. Vingt ans après le supplice d’Ilan Halimi, il a nommé l’ennemi : l’hydre antisémite. Le mot est exact. L’hydre change de visage. Elle se nourrit d’ignorance et d’ambiguïtés.
Jack et Caroline Lang plaident l’ignorance. Le refrain est connu : « Si j’avais su ». Pour l’affaire Epstein, le couple invoque la surprise. C’est une posture. Elle est commode, mais elle est coûteuse.
Ce matin, café devant la fenêtre.Ciel nuageux. Le lilas de Perse occupe tout le cadre.Les fleurs mauves filtrent le jour. Son parfum traverse la place.Miel froid. Amande. Je reste là.À deux. L’air se […]
À l’aubergeSa place Une tableDeux couples :Cuba Antilles Irlande… Voixtrop fortes Un air douxUn sourire. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
Trop de bleu Trop de soleil Un jour d’été Du mondesur la place À l’ombre duSoleil Noir Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]