La République des lâches.

La France n’est plus gouvernée. Elle est ridiculisée. Un Premier ministre qui démissionne quelques heures après avoir présenté son gouvernement : on n’avait jamais vu ça. Même les républiques bananières feraient mieux.

La France n’est plus gouvernée. Elle est ridiculisée. Un Premier ministre qui démissionne quelques heures après avoir présenté son gouvernement : on n’avait jamais vu ça. Même les républiques bananières feraient mieux.

Selon une enquête Odoxa-Backbone*, 53 % des Français ne veulent plus faire barrage au RN. 58 % veulent faire barrage à LFI.

Condamner un ancien président de la République à de la prison ferme c’est historique. On aurait pu s’attendre à un verdict imparable fondé sur des preuves évidentes et une démonstration irréfutable de sa culpabilité.

Trois jours après ce 18 septembre censé paralyser et bloquer le pays ; et le chahut médiatique et politique qui l’a précédé, rien, finalement, n’a vraiment changé. Les trains roulent. Les voitures aussi. L’eau sort toujours des robinets.

On appelle ça débat démocratique. Des faits. De la raison. Le respect du contradicteur. Balivernes.

Un mois et demi au moins que les médias ne parlaient que de ça. Et que LFI misait sur la prise de l’Élysée. Finalement, le 10 septembre, rien n’a été bloqué. Ou si peu. Et vite dégagé.

Un café. Quatre hommes. Deux journalistes. Deux socialistes. Une phrase lancée à la cantonade : « On fait ce qu’il faut pour Dati. » Une caméra planquée. La vidéo tourne. La toile s’enflamme

Ah, l’acétamipride… Cette molécule a au moins un mérite : elle fait pousser les indignations comme du chiendent. Dernière récolte en date : le Conseil constitutionnel serait sorti de son rôle, se prenant pour une académie des sciences, et confisquant la voix du peuple. Excusez du peu : ce n’est plus le gouvernement des juges, mais leur impérialisme !

Je me méfie toujours des livres fraîchement parus, ces œuvres que la rumeur critique, souvent complaisante, encense ou démolit sans recul. Trop de bruit, trop d’échos parasites. J’attends que le temps fasse son œuvre, qu’il trie, qu’il efface ou qu’il consacre.

Et comme à chaque catastrophe de cette ampleur, surgissent, sur les plateaux, les réseaux et les tribunes, les experts autoproclamés du « il n’y a qu’à… », sûrs de leurs certitudes, prompts à transformer la complexité en slogans.

Sa 2.08.2025
Humeur : Mots mitraillettes.
Il suffit d’un mot. Un seul. Lâché comme un crachat.
Raciste. Fasciste. Génocideur. Affameur. Apartheid. Ghetto…
Chaque jour, les mêmes salves. Les mêmes rafales. Tir groupé.

L’acétamipride est autorisé dans l’ensemble de l’Union européenne, sauf en France. Pourquoi ? Non pas à cause d’une étude scientifique accablante. L’EFSA (l’Autorité européenne de sécurité des aliments), pourtant peu suspecte de laxisme, a renouvelé son autorisation jusqu’en 2033, en abaissant les seuils admissibles.