Elle s’appelait Stéphanie ; elle était policière…

         

Je me suis levé ce matin de bonne heure avec le sentiment atroce de vivre le premier matin d’une adolescente de 18 ans et de sa petite soeur sans leur mère auprès d’elle pour accueillir ensemble ce nouveau jour de printemps aux couleurs de cendre ; sans leur mère aimante car horriblement tuée la veille à coups de couteaux portés à sa gorge par un jeune tunisien au cerveau pourri par l’idéologie et la haine djihadiste.

À croire que rien ne peut échapper, du sol ou de l’eau, à ce genre de prédation de l’industrie touristique…

 
 
 
Hier soir, assis, non ! plutôt affalé dans mon fauteuil, les jambes molles, les yeux brouillés et le cerveau vide, je fixais, dans un état quasi hypnotique, les aiguilles d’une petite horloge qui indiquaient 21h30. Je ne contrôlais plus le battement de mes paupières, ni le rytme de bâillements à répétition, encore moins le mouvement réflexe de ma main droite : elle se plaisait à gratter énergiquement le haut de mon crâne.

Le silence des Verts d’EELV sur le Parc Aquatique des Ayguades serait-il politiquement intéressé ?…

       

Le maire de Gruissan, et président du PNR, notamment, a donc autorisé, après un avis positif du commissaire enquêteur, et a contrario de ceux, nombreux et argumentés, d’usagers et de résidents de ce site naturel remarquable des Ayguades, l’aménagement d’un Parc aquatique imaginé, selon son Directeur, par l’Office de Tourisme de Gruissan, dont la « tête de gondole » sera un téléski qui  va nécessiter l’érection « d’esthétiques » pylônes de 10 mètres de haut, autour desquels « barboteront » canots électriques et autres objets flottants dans le genre pédalos au design flamboyant. Une « MarinaOzone »  – kitsch –, selon leurs concepteurs et réalisateurs, qui devrait, sans rire, « renforcer l’attractivité du site de Gruissan ».

Ce désir soudain de ne plus rien vouloir entendre (ou lire, ou voir)…

     

Il y a des jours où le désir de ne plus rien vouloir entendre (ou lire, ou voir) de ce qui constitue pourtant l’inévitable trame de ma vie sociale et politique, s’impose à mon esprit. Plus précisément, je ne peux plus rien entendre (ou lire, ou voir) ou presque venant de personnes dont le métier est prétendumment d’en rendre compte dans les médias et sur les réseaux sociaux, ou d’autres dont les ambitions et les passions les portent, sur les mêmes supports, à vouloir incessamment en témoigner. Quand je réfléchis aux raisons de ce mouvement de conscience et de repli, outre la pauvreté et l’agressivité du débat public, si je puis dire, s’impose à moi l’idée fort simple, mais rarement exprimée, que notre condition humaine excède de tous côtés l’organisation de la cité, notre rapport aux autres : le ou la politique – L’estime de l’une et de l’autre tenant finalement à la place qu’ils accordent aux individus pris et considérés dans leur souveraine solitude ; à leur protection des meutes et des foules, seraient elles accordées à quelque vague idée du Juste et du Bien…

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