Philippe Lucas! Cui bono ?

imgres-copie-10.jpeg

 

 

Manuel Cudel a mené l’enquête et nous révèle ce matin dans le Midi Libre le contenu de l’accord passé entre le Grand Narbonne et Philippe Lucas. Un achat « d’image » en réalité. Et quelle image ! Celle d’un faux voyou au physique bodybuildé et un  peu empâté dont les « Guignols de l’info » et Nicolas Canteloup assurent la notoriété ! Après Forster et les lignes épurées de son futur musée, je pensais que la communication de cette ville allait enfin changer. Eh bien, voilà qu’on nous annonce, de l’Espace Liberté, le grand retour de l’antique péplumnisé et grassement rémunéré. Car, sans vouloir l’offenser, Philippe Lucas est à la communication institutionnelle ce que l’amphore géante du rond point de Narbonne est au mobilier urbain : le comble du kitsch ringardisé…Cui bono ?

 

Ils fument encore, à la table de Saint Crescent !

 

 

071213050856181071508981.jpg

 

Stendhal l’avait déjà noté dans son Journal de Voyage daté de 1838. Narbonne ! « C’est la patrie du vent. » Le Midi Libre, en dénombre quatre. Quatre vents qui font l’accroche d’une rubrique quotidienne. Y sont rapportés les « on-dit », les rumeurs, les potins de la petite « société » narbonnaise ! On y médit et ironise, on se croirait dans un dîner en ville, mais sans méchancetés. Ainsi, savons nous que  Gérard Dubois, notre ancien sous-préfet, était très en verve, l’autre soir, à la table étoilée de Saint-Crescent. Montaigne, la bonne chère et les cigares ont été invoqués devant une assistance fournie en notabilités. Une exotique pipe aussi a été honorée : le calumet de la paix, par les Amérindiens des plaines autrefois utilisée pour, avec leurs Dieux, communier. Il est vrai que Jacques Bascou, le maire, Didier Mouly, le fils de l’ancien maire ( qui ne rêve, à son tour, que de le devenir ! ) et Hervé Fraisse, le délégué de Patrice Millet ( qui lui, tous les matins,  y pense ) étaient de l’honorable tablée . L’occasion, pour les membres de ce « club » huppé de fumeurs de havanes, de disserter sur leurs qualités afin de les départager. Le partage d’expériences, comme pour un vitole, importe en effet ; comme importe aussi son origine, l’ aspect et son remplissage. Enfin, surtout, surtout, il convient, à la bonne mine des vendeurs, de ne jamais se fier . A ma connaissance, Gérard Dubois et ses amis fument encore ! Les effluves du calumet de la paix n’ont toujours pas permis, au « grand esprit » des Amérindiens convoqué, de les aider à distinguer, des trois, le mieux doté. Quoique, en secret…

 

 

 

Il faut, Narbonne et Cambrai, les jumeler !

 

 

 

7165767444_f8d227af99.jpg

 

Dans ma petite cité, qui se voit grande et qui n’est pas Cambrai, on distribue des bêtises à toute volée. On y veut battre monnaie et sociocratiser ( !!! ), sous l’égide de « Potes  », dans leur Maison, chapeautés de phrygiens bonnets. A les entendre, c’est une Commune qu’ils voudraient instituer ! La citoyenne Herpe, Vice- Présidente du Grand Narbonne, l’a claironnée en présentant ses vœux au personnel de la Maison de l’Emploi et de la Formation. Cette narbonnaise monnaie  « répond à la volonté du Président et des élus de mettre en place ce système pour lutter contre le capitalisme et tous ses maux! », a-t-elle proclamé. Des sous et des billets pour tuer le capital et ses valets, il fallait y penser ! Nos sans-culottes d’opérette l’ont osé. Les chômeurs du Narbonnais, à dame Herpe, dans sa Maison de l’Emploi, demain, sauront lui rappeler sa naïve envolée et viendront lui chanter sur des airs de Pottier : « Par ici la monnaie ! »

Dans le narbonnais, on n’a pas de pétrole…

 

 

 

 

money.jpeg

 

 

Dans le Narbonnais, on ne crée pas de valeur ajoutée, mais on a des idées avancées ! Citoyennes, s’entend ! Qui germent dans des cafés où naissent des « Collectifs », qui le sont tout autant. Ils veulent,  en Narbonnaise , désormais « battre monnaie » ! C’est à la « Maison des Potes », solidairement subventionnée, que leur première « feuille » dédiée à ce sujet vient d’être présentée. Un long et obscur plaidoyer sur la « sociocratie » y est pédantesquement étalé ; une enfilade de perles citoyennes parmi lesquelles cette beauté : «  en sociocratie les membres d’une organisation n’exercent pas de pouvoir les uns sur les autres » !!! On ne doute pas, qu’au Grand Narbonne et à sa «  mairie », ce citoyen précepte, Jacques Bascou, saura le faire respecter. Dans le Narbonnais, on n’a pas de pétrole, mais on produit d’abondantes et fumeuses  idées … 

Le Président voit grand et double!

 

 

 

 

 

th.jpeg

 

Jacques Bascou , qui veut voir Grand pour Narbonne, a vu double hier à la cérémonie des vœux de la Communauté d’Agglomération. S’adressant à son Directeur Général, il l’a ostensiblement qualifié d’un « Monsieur le Président » plongeant l’assistance dans un fou rire vite étouffé. Son lapsus dévoilait-il le nom du vrai dépositaire du pouvoir dans cette institution, ou, à l’inverse, voulait-il, de son directeur, exprimer le désir de se l’approprier tout entier ? On penche pour… les deux hypothèses, quand on connait les relations d’amour-haine tapies au sein des couples Président-Premier conseiller. Quoiqu’il en soit, on ne doute pas que d’autres, par peur et sentiment d’être mal aimés, ont rappelé à Jacques Bascou la plénitude de ses responsabilités. Au voeux, il arrive parfois que la vue et l’esprit se troublent; et que l’on finisse par se « lâcher »… Une ruse de l’inconscient!

Articles récents

  • 𝐍𝐚𝐫𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐥𝐞 𝐦𝐞𝐞𝐭𝐢𝐧𝐠.
    𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐞𝐞𝐭𝐢𝐧𝐠𝐬, 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐯𝐚 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐦𝐚𝐥.𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐬𝐮𝐜𝐜𝐞̀𝐬 : 𝐢𝐥 𝐟𝐚𝐮𝐭 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐚𝐩𝐩𝐥𝐚𝐮𝐝𝐢𝐫. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime […]
    Aucun commentaire
  • 𝐈𝐦𝐚𝐠𝐞 𝐦𝐨𝐫𝐭𝐞.
    Un écran noirsur le chemin de la place au Blé,ce matin. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋’𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐣𝐨𝐮𝐫.
    Une chute. Lourde.Les secours dans la chambre.Elle cherche son regard.Le transport aux urgences. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋𝐚 𝐬𝐚𝐥𝐥𝐞 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞.
    La salle est blanche, clinique. Elle est assise, une bulle de plastique et d’ondes sur les oreilles. Quinze ans, peut-être. Son pouce balaie l’écran du téléphone. Le monde s’arrête […]
    Aucun commentaire
  • 𝐋𝐚 𝐠𝐞́𝐦𝐞𝐥𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐯𝐢𝐝𝐞.
    𝐈𝐫𝐚𝐧. 𝐃𝐞𝐮𝐱 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́𝐬 : 𝐏𝐚𝐫𝐭𝐢 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐏𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐌𝐞̂𝐦𝐞 𝐩𝐫𝐮𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞, 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐠𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐢𝐬. Partager :ImprimerE-mailTweetThreadsJ’aime ça :J’aime chargement… […]
    Aucun commentaire