Delga et Moudenc, avec leurs LGV, nous mènent en bateau.
Jean-Luc Moudenc et Carole Delga le confirment : il propose à l’État de rétablir l’écotaxe pour financer les LGV Montpellier-Perpignan et Bordeaux-Toulouse (entre 15 et 20 milliards €) . Une écotaxe de sinistre mémoire, puisque aussitôt mise en place par François Hollande et son gouvernement, elle a suscité de véritables révoltes dans tout le pays au point d’être définitive abandonnée en 2013. Avec au passage une facture pour l’État de 10 milliards € ! Croyant jouer au plus fin, madame Delga précise donc que cette taxe concernerait : « le transport routier en transit européen seulement. ». Ce qui, juridiquement, est impossible, cette pseudo proposition se heurtant à un principe fondamental du droit européen : la libre circulation des biens et des personnes (seule une taxe visant l’ensemble des poids lourds – français et étrangers – serait en effet envisageable.) Qui donc peut croire, dans ces conditions et sérieusement, que le gouvernement soit prêt à relancer cette mesure et les jacqueries qui s’ensuivraient ? Personne ! Tirons une conclusion toute simple de ce coup de « com » : Moudenc et Delga, avec leurs LGV, nous mènent en bateau.









