Chronique de Narbonne: « L’étang est avec la rue des Marchands mon domaine et mon champ de manœuvre… »

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Une page de Benjamin Crémieux:

« L’étang est avec la rue des Marchands mon domaine et mon champ de manœuvre. C’est de là que je bondirai un jour à l’assaut du monde.

Au bord d’un étang pareil à celui-ci, Achille venait, guidé par le Centaure Chiron, s’exercer à tirer de l’arc, à sauter, à forcer les cerfs et les lévriers à la course. C’est d’une rue bordée de boutiques pareilles à la rue des Marchands que Diderot, le fils du coutelier de Langres, Rousseau, le fils de l’horloger genevois, s’élancèrent vers la gloire. J’imagine, dans une édition future du Larousse, le début de ma biographie : « Rigaud (Jean-Hippolyte), né à Auzargues, le 12 novembre 1899, d’un père établi chapelier dans cette ville. Passe son enfance et fait ses premières études dans sa ville natale…

Je serai Rigaud, le fils du chapelier d’Auzargues, et des petits garçons, dans l’arrière-magasin de leur père, rêveront d’une destinée semblable à la mienne. Auzargues n’a encore fourni à la France aucun grand homme…

Benjamin Crémieux, un éminent narbonnais, grand critique littéraire et romancier…

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Longtemps j’ai écouté, tous les samedis matins, sur France Culture, loin de Narbonne, la ville natale de son père et la mienne, Francis Crémieux et son émission le Monde contemporain, animée avec Jean de Beer. Deux talents, deux personnalités aux fortes convictions; deux voix politiquement très opposées et cependant profondément respectueuses l’une de l’autre.  Journaliste communiste écarté de l’antenne en novembre 1948 en raison de sa participation à une manifestation devant les studios de la Radiodiffusion française, Francis Crémieux n’est réintégré dans son poste de rédacteur en chef qu’en 1981. Jean de Beer, lui , était gaulliste et chrétien. Ancien secrétaire général du Pen Club français, il est l’auteur de plusieurs essais tel le Tombeau de Jean Giraudoux (1952), une étude sur Montherlant ou l’Homme encombré de Dieu (Grand prix de la critique 1963), notamment.

Zemmour chassé dans tous les médias y est pourtant toujours invité!

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Bruno Roger-Petit s’indigne de la publicité faite par les médias et leurs journalistes à Éric Zemmour et son dernier ouvrage. Encore une fois pour  ce chroniqueur du Nouvel Obs, qui assurément ne sera pas la dernière, tant ce que représente cet auteur à succès le révulse. Mais  cependant pas jusqu’à précisément qualifier ce que Zemmour pour lui incarne.

Éloge de la littérature. Celui de Jaume Cabré par Serge Bonnery.

Jaume Cabré reçoit un prix des Vendanges Littéraires de Rivesaltes les samedi 4 et dimanche 5 octobre. Avec Confiteor, l’écrivain catalan plonge aux racines du mal qui a marqué l’histoire du XXe siècle. Rencontre. Entretien avec Serge Bonnery.

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Quelle était votre intention au moment où vous avez commencé l’écriture de Confiteor ?

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