Palais des Archevêques. Passage de l’Ancre. Narbonne.
Le jeudi matin, une petite partie de la place de l’Hôtel de ville est réservée au seul « marché aux fleurs » ; l’alimentaire et celui de plein vent sont un peu plus loin : sur les deux « rives » de la Robine. Si le ciel est tristement nuageux, l’air est toutefois agréable : ni chaud, ni froid. Une ambiance de septembre : un peu romantique.
Il est petit, vieux et malade. Je l’ai vu traverser la plage à l’heure où elle se vide et venir s’installer, sa petite canne à pêche dans une main, un sac en plastique blanc dans l’autre, entre deux groupes de jeunes hommes armés de longues « perches » en fibres de carbone et dotés d’un matériel de la plus grande et récente sophistication.
Chaque année, il me montre ses photos de plages exotiques « désertes caressées par des eaux turquoises. » De celles que l’on trouve dans les brochures remplies de bobards garnissant les présentoirs des agences de voyages — qui me laissent froid. Il est de ceux qui pourtant savent que les plages désertes n’existent plus qu’au bout du monde, et dans des milieux « hostiles ». Quant aux eaux turquoises, à moins de posséder un bateau ! De sorte que je me suis toujours demandé s’il ne partait pas dans ces îles à portée d’avion pour rentrer la tête truffée de clichés, sa valise à roulettes remplie des mêmes photos que celles illustrant cartes postales et dépliants touristiques. De son côté, il soutient que la plage des Ayguades, à Gruissan, qu’à mon tour je lui montre, ne peut pas être aussi belle que sur mes photos. Il ne veut pas l’admettre, mais, dans son esprit, elle ressemblera toujours à ce que les journaux et télés nous montrent des plages du continent : de la foule et du bruit. Ce matin pourtant, trois heures après avoir assisté à un splendide lever de soleil, seul, assis à même le sable presque blanc, je me suis baigné longuement dans une eau transparente – elle était à une température parfaite — disons à mon goût : rafraîchissante ! Et à cette heure, sans être déserte, il y avait grandement de la place pour chacun ; et chacun pouvait admirer sous un ciel idéalement bleu, une mer calme et un paysage, alentour, merveilleux. Mais « les gens », me dit-il, d’un air pincé. Eh ben ! Ils proviennent de partout et n’étalent pas leurs suffisances sociales et financières. Ils sont vieux, gros, maigres — peu ! — , superbes, comme ailleurs. Mais tous heureux d’être au soleil, lui dis-je. Mon ami, n’en croit évidemment rien, fait la moue. Il a du mal à me comprendre. Mes photos, mes paroles sont vaines. Plus tard, nous étions au moment où le vent tombe et la Clape rougeoie, il me racontera sa course sur une plage « caressée par des eaux turquoises » : la pluie s’était mise soudainement à tomber. Je l’imaginais alors, de ma cabane, sa serviette sur la tête, chercher en tous sens un abri… J’ai toujours trouvé ridicule l’exotisme des marchands de voyages…
D’épais nuages gris poussés par un vent d’Est assez fort donnait au paysage une couleur inhabituellement sombre. Le ciel et la terre semblaient alors confondus. Rien n’apparaissait des arbres et des hommes.
Elle a 93 ans. Ses idées s’égarent, s’affolent, se perdent. Les mots lui manquent pour les retenir. Ils se brisent, se disloquent ; gisent en petits tas à la surface d’une mémoire trouée de toutes parts.
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