Contre-Regards

par Michel SANTO

Chronique de Narbonne et de la Grande Région. La maison « Nouveau Narbonne » s’effondrerait-elle?

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La lecture de l’Indépendant et du Midi Libre, ce matin, m’oblige à revenir sur cette dernière séquence politique narbonnaise, et audoise, au terme de laquelle Michel Py  a été investi par son parti comme tête liste pour les régionales de la fin de 2015 et Gérard Larrat comme référent départemental par Dominique Reynié. J’en avais conclu, dans ma brève d’hier, que Didier Mouly, qui exigeait d’en être le leader, était tout bonnement « au tapis »; et ne pouvait que renoncer. Ce qui ne semble pas avoir été compris par le premier intéressé, ou par les deux rédacteurs des papiers de ce jour; ou par les trois en même temps.

Mettons donc un peu d’ordre dans cette apparente confusion.

Et prenons comme base de départ, cette réalité politique audoise qui, compte tenu du rapport des forces en présence, aujourd’hui, donnerait à la liste de droite et du centre trois élus, aux mieux, deux à coup sûr. Dans ces conditions, il était évidemment inconcevable que Didier Mouly soit désigné tête de liste, en lieu et place de Michel Py. Dominique Reynié en a pris acte, le maire de Leucate, outre sa qualité de secrétaire départemental des « Républicains » étant de surcroît conseiller régional sortant. Michel Py, tête de liste, c’est donc Madame Denux, de Carcassonne ( première circonscription ), qui devrait occuper la deuxième place. Reste la troisième et la quatrième circonscription. Si on considère que la Narbonnaise (deuxième circonscription) est représentée par Michel Py, Monsieur Pinet étant hors course, elle devrait revenir à un candidat de la troisième.

Cela dit, cette séquence montre, encore une fois, un Didier Mouly agissant au coup par coup, sans autre réflexion politique que ses propres emportements. Et son bilan, sur ce terrain, est accablant. Défaite dans la conquête de la Présidence du Grand Narbonne, défaite aux cantonales et fin de partie pour les régionales. Conséquemment, jamais le maire de Narbonne ne fut isolé dans le passé comme il l’est aujourd’hui, au plan institutionnel et politique. L’on disait, et lui même le laissait entendre fortement, que Bertrand Malquier, son premier adjoint, était le véritable stratège de cette municipalité. D’autres, encartés à l’ex-UMP, font circuler le « bruit » qu’ils le « tiendraient » pour, le moment venu, jouer leur propre partition… Mais force est de constater, si cela  était vrai, ce que je ne crois pas,  qu’au vue des résultats engrangés, ils n’ont pas la « tête » politique. Pas celle, en tout cas, de ceux qui entouraient Hubert Mouly – on pense aux Madalle, Pujau, Moynier… À moins que tout soit fait… pour faire chuter le fils!

Une dernière remarque. Si les conséquences de cette situation politique n’avait d’autres effets que politiciens, nous pourrions après tout en sourire. Le problème, et c’est un sérieux problème, est que l’absence d’un minimum de stratégie politique alliée au tempérament propre de notre premier magistrat, le conduisent à prendre des positions programmatiques, comme celles exposées récemment sur le devenir de la partie Est de la ville, proprement aberrantes.

Et là, franchement, on ne rit plus. Mais alors plus du tout!

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Commentaires (4)

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    Vanessa Spagiarri Méphistophélès

    |

    En même temps il est tout naturel que Michel Py soit investi comme tête de liste pour les régionales et l’entêtement pour la maison nouveau Narbonne d’un non encartement politique au couleur de droite sous entendu ne légitime pas le
    Maire de la ville de Narbonne a se présenter pour les régionales.
    A un moment donné il faut se poser les bonnes questions et rentrer dans les rangs.

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    Rémy-Charles Sirvent

    |

    Le contexte politique narbonnais mérite 100 blogs !

    Notre petit laboratoire local est à la croisée des chemins de ce que peut être l’action politique (au sens large et pas forcément visible) et la nécessité de donner-à-voir, de s’insérer dans un récit, une histoire.

    Le contexte économique, tel qu’il est, demande de la prudence, de la mesure quant aux choix qui seront engagés, qui engageront les finances municipales au-delà de la durée d’un mandat.

    En ce sens, et dans le contexte économique évoqué plus haut, une action politique médiatiquement modeste, mais « gestionnairement » opportune devrait se décliner en quatre voies :

    – rénover la voirie de Narbonne, qui est par endroits déplorables. Un exemple édifiant est le boulevard de Maraussan, devant le petit Casino, où beaucoup d’automobilistes préfèrent rouler sur la voie de gauche, pour épargner leurs pneus. Bien sûr, rénover les routes n’a rien de sexy, mais bon… c’est utile.

    – Créer une réserve foncière à la sortie d’autoroute « Narbonne Est », en lien avec a fusion des régions Midi Pyrénées et Languedoc Roussillon. C’est un pari sur l’avenir, sur notre situation géographique, propice à ce que Narbonne soit… de la partie.

    – Implanter des services à proximité des lieux de vie. Actuellement, le développement de l’habitat résidentiel au sud de Narbonne est croissant. Or, les lieux de vie, l’accès aux services publics ou de santé en sont éloignés. La priorité devrait être de mettre en place un groupe scolaire, des cabinets médicaux… comme à Canet d’Aude. Avec un co-financement, concernant les locaux, le coût pour la collectivité peut être réduit, mais le plus grand bénéfice serait en qualité de vie, au regard de la proximité des services. Sans cela, ces lotissements deviendront les futurs quartiers sensibles de notre agglomération.

    – Affecter les produits disponibles aux réserves, car l’indépendance est une des sources de la liberté.

    A la croisée des chemins, donc, entre une vision, une orientation politique au sens noble, et le souci d’exister dans un contexte indépendantiste, midilibrien, ou dépêcheur.

    Je ne terminerai pas ce commentaire, aux aspects critiques, sans mentionner la difficulté d’être élu, de se placer au service des autres, souvent prêts à rapidement brûler ce qu’ils ont adoré.

    Rémy-Charles Sirvent

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    Alphonse MARTINEZ

    |

    Bien vu Michel mais il n’y a pas que l’Est de la ville qui risque de subir les effets d’une politique aberrante . Nous voyons bien au fil des mois que cette Municipalité ne suit pas une ligne claire ,j’ajouterais même quelle ne tient pas la route . Tant elles sont nombreuses bientôt on ne pourra plus faire l’inventaire des fautes accumulées , le 0/20 a été franchi depuis bien longtemps . C’était prévisible ,mais que peut-on faire maintenant qu’ils ont les clefs de la ville ??

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      fred11

      |

      Et bien ne plus refaire la même erreur en 2020 ! si si, vous lisez-bien, 2020, ça fait mal quand on en prend conscience.
      Ils ont les clés de la ville, mais en même temps, le gros du pouvoir n’est plus à la mairie, il est à l’agglo !

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