Contre-Regards

par Michel SANTO

Chronique de Narbonne et de la Grande Région. Régionales2015: Le quatuor PS/PRG mal accordé et finalement orchestré par Valls?

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Hier, je disais, dans un billet consacré à ce sujet, que j’attendais avec impatience la réaction de Damien Alary. Sa rétrogradation à la troisième place, affublé d’un titre honorifique, un brin insultant, de président délégué ne pouvait le laisser sans voix en effet. Derrière mesdames Delga et Pinel et suivi de Codorniou, fallait oser pour les négociateurs du PS. Eh bien ils l’on fait! Comme Alary ose cette posture: «je ne veux pas de promesse mais des certitudes. Une concrétisation juridique dans un texte de loi serait une solution.» Et Laurent Dubois de nous rapporter que Valls l’aurait écouté et qu’une loi à quelques semaines des élections de décembre serait votée. Ce qui serait la plus grosse faute de son parcours politique: proposer une loi dite Alary, scandaleuse en son principe, pour boucler un accord électoral dans la grande région, et avec le seul PRG ? Du jamais vu sous la Vème République! Et qui nous verrait entrer de fait en pleine république, elle, bananière… Comment y croire?  Cela dit, les éléments rapportés par Laurent Dubois ne font que confirmer des analyses ici exposées depuis quelques temps déjà. Et les propos de certains dirigeants socialistes, et non des moindres, les illustrent à souhait. On sent bien  en effet qu’un « vent de panique » souffle du côté de Solférino, qui reflète de profondes contradictions entre clans et personnalités régionales longtemps assises sur des territoires électoraux sûrs. Et la disparition de la scène politique de grands leaders comme messieurs Malvy et Frêche accélère et aiguise ce processus de recomposition/décomposition des forces de gauche au sein de ce nouvel ensemble régional. On ne peut enfin que constater une absence totale d’autorité de Carole Delga et de Damien Alary, l’ont-ils jamais eu, pour conduire leurs troupes à la victoire. Et l’accord qui vient de leur être imposé, si tant est qu’il tienne jusqu’au bout,  réduit à néant le peu qu’il en restait. Pour conclure ce rapide billet d’humeur, j’ajoute que si la loi Valls/Alary voyait finalement le jour, la défaite des socialistes serait quasiment assurée. À croire que tout est ainsi fait pour que Philippe Saurel refasse le coup de Montpellier à l’échelle de la grande région…

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Commentaires (2)

  • Didier

    |

    Bonjour,
    Je ne comprends pas très bien. Une loi qui dirait quoi ?

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    • Michel Santo

      Michel Santo

      |

      Eh bien je me le demande? Enlever les prérogatives et pouvoirs du premier vice président pour les transférer au président délégué ? Toutes ou en partie seulement? J’avoue mon incompréhension . Ne serait ce pas de la part d’Alary de l’intox? Le coup de gueule d’un homme blessé… Je vois mal Valls se lancer dans cette opération au coût politique désastreux pour lui a quelques semaines des régionales..

      Reply

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