Contre-Regards

par Michel SANTO

Chronique de Narbonne : il faudra bien un jour ranger les lames !

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Bertrand Malquier doit éprouver  un sentiment d’injuste partialité  dans la manière dont je rapporte et commente certaines de ses positions publiques  . Je dois dire que jusqu’ici il ne m’en tient aucunement rigueur et qu’il se montre toujours d’une belle et constante courtoisie quand il nous arrive de nous croiser sur les Barques de Cité – que son « patron » trouve toujours aussi catastrophiques au point de les mettre, en août, paradoxalement, en « scène  » …

Je disais donc que Bertrand Malquier , qui est  intelligent, sa courtoisie en est l’évidente preuve, manque souvent, dans son expression publique en tout cas,  de mesure et d’esprit d’à propos . Je le faisais remarquer hier encore au propriétaire d’un salon de thé  après que j’aie lu dans l’Indépendant du jour, sous la signature de Xavier Coppi, que, s’il trouvait bonne la décision du Grand Narbonne de créer un dispositif d’aide à la création d’entreprises dans le quartier prioritaire de Saint-Jean-Saint-Pierre, il exigeait néanmoins que la Ville en assurât le « pilotage » politique et technique. Une exigence un tantinet baroque quand on sait, ou devrait savoir, qu’en la matière, comme tout ce qui relève de l’économie en général,  seule la Communauté d’Agglomération est compétente – au plan institutionnel évidemment. Mais peut-être faudrait-il  voir dans cette déclaration l’amorce voilée -on a le droit de rêver- d’un premier pas vers une coopération de fait qui ne dit pas encore ouvertement son nom. Car, comme le note encore Xavier Coppi dans son article, il faudra bien un jour « au nom de l’économie locale » ranger les lames et faire tomber enfin les masques … La Narbonnaise, en effet, ne peut pas se payer longtemps le luxe de tels « combats » d’ego alors que  sa situation économique et sociale est très dégradée . La raison comme l’intérêt de tous les acteurs du territoire commandent des comportements et des pratiques de coopération enfin débarrassées de tout sectarisme et … ressentiment.

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