Contre-Regards

par Michel SANTO

Chronique de Narbonne. Médiathèque: cacophonie en sous-sol!

   

mediatheque


Ce stationnement gratuit d’une durée de 1 heure dans le parc à voitures de la Médiathèque, Michel Moynier, maire de Narbonne, l’avait institué et conservé quand il était, dans le même temps, président de la Communauté d’Agglomération, gestionnaire de l’équipement culturel Médiathèque. Jacques Bascou, son successeur, de gauche, à la mairie et à l’Agglo, a maintenu cette répartition des rôles et des financements, à la satisfaction générale des abonnés narbonnais.

Le temps passant, je pensais que cette mesure faisait consensus, jusqu’à ce que j’apprenne, par la voie d’une affichette placée sur un comptoir de cet établissement, que Didier Mouly, le maire actuel, venait d’y mettre fin, sans préavis ni concertation avec le Grand Narbonne. L’enjeu financier 15 000 €! 15 000 € qui mettraient donc en péril le budget de la Ville? Ridicule! Serait-ce alors pour une question de principe, car il reviendrait à “l’Agglo” de financer seule cette incitation à la fréquentation de son propre  outil culturel? Pas sûr!  Si les grands équipements de ce genre relèvent bien de la compétence de l’intercommunalité, la politique culturelle, elle, est une compétence partagée aux frontières floues, sans tuteur ni chef de file. Exemples: l’Aspirateur et ses expos, celles du FRAC au musée, les concerts sur les Barques, Sportfolio, etc… sont de compétence de la commune et financés par elle. Mais, admettons que la question se pose. Pourquoi, donc, cette décision aussi brutale envers ses usagers qu’inélégante et sans concertation envers le Grand Narbonne, sinon pour cultiver – et jusqu’à quand! – une opposition sans concessions à son Président. Une politique du ressentiment dont les principales “victimes” sont, en l’occurrence, d’innocents et paisibles usagers attachés à la culture en général et aux livres en particulier. Tout cela pour 15 000 € par an. L’arène politique narbonnaise ressemble parfois à une cour d’école… primaire. La longueur du pipi y serait l’étalon, si je puis dire, de la puissance…

Mots-clefs : ,

Rétrolien depuis votre site.

Désormais, 3 façons de réagir !

Laisser un commentaire

Articles récents

Narbonne ! Municipales2020 : Samedi, rue Droite,  je me trouvais face au collectif Narbonne XXI…

Narbonne ! Municipales2020 : Samedi, rue Droite, je me trouvais face au collectif Narbonne XXI…

      C’était Samedi. Après une petite station devant l’admirable vitrine de Brice Sarda, je reprenais ma «course» quotidienne et remontais vivement vers la place du Forum. U[Lire la suite]
Un coup de coeur et quatre coups de gueule…

Un coup de coeur et quatre coups de gueule…

        19 Octobre. 17h 15, je prends la rue Droite — qui ne l'est pas — au départ de la place de l'Hôtel de Ville  pour attaquer mon grand tour urbain quotidien[Lire la suite]
Municipales2020 ! À Gruissan — et ailleurs ? — Codorniou se jette à l'eau !

Municipales2020 ! À Gruissan — et ailleurs ? — Codorniou se jette à l'eau !

      Codorniou rompt enfin un lourd silence qui mettait les électeurs de Gruissan, ses concurrents éventuels et les commentateurs du mundillo politique narbonnais dans un état proc[Lire la suite]
Narbonne ! Municipales2020 : Monsieur Daraud veut épurer notre petite cité !

Narbonne ! Municipales2020 : Monsieur Daraud veut épurer notre petite cité !

  Monsieur Daraud veut épurer notre petite ville. Les SDF la salissent, leurs chiens chient et puent. « Il faut les enjamber pour entrer dans les commerces du centre-ville. » Ce sont des « ind[Lire la suite]
L’ai-je déjà dit ? J’apprends à voir. Oui, je commence.

L’ai-je déjà dit ? J’apprends à voir. Oui, je commence.

          « L’ai-je déjà dit ? J’apprends à voir. Oui, je commence. Cela va encore mal. Mais je veux employer mon temps. Je songe par exemple que jamais encore je[Lire la suite]
À quoi bon inventer des histoires, les mots n’y suffiront jamais.

À quoi bon inventer des histoires, les mots n’y suffiront jamais.

  2. J’allais donc sur une plage de sable fin dont je tairai ici le nom, pour encore tenter de vivre, dans ce moment d’écriture, l’illusoire après midi d’un monde rythmé par des images et de[Lire la suite]
  
2006-2019 © Contre-Regards
Conçu par OnEric Studio