Du mauvais usage de Marine le Pen, et du très bon avec Richard Ford…

«Il est pas que je me sens chez moi ici - je ne me sens pas à sa place»: Richard Ford dans la maison qu'il loue chaque automne à Clifden, en Irlande. Photo: Karen Robinson pour l'observateur

Photo: Karen Robinson pour l’Observateur

Ce n’est qu’un « échauffement », mais, le lendemain des résultats des élections régionales de décembre, le phénomène risque de prendre de l’ampleur. Surtout si l’extrême droite lepeniste gagne une ou deux régions: le Nord Pas de Calais et PACA, ou les perd d’extrême justesse du fait d’un retrait des listes du PS au deuxième tour. À coup sûr, jusqu’en 2017, Marine le Pen et le FN seront placés, par l’ensemble de la « classe journalistique » et « culturelle » et la gauche politique, au centre du débat politique national sur les seuls thèmes de la lutte anti-raciste, notamment, et avec elle, dans le même camp du « mal », la droite dite de gouvernement présentée comme son alliée « objective », pour reprendre une rhétorique utilisée jadis par le PCF et l’extrême gauche afin d’expédier leurs adversaires politiques dans « l’enfer » du discrédit moral. Quitte à miser sur Alain Juppé et Bayrou pour relayer l’offensive dans leur propre camp… le pari est simple: la présidentielle se gagnera à « droite »: politique migratoire, pénale, le rapport à la Nation, et donc à l’Europe etc… En conséquence, pour le président sortant et ses alliés, il leur faut, pour être présent au second tour, neutraliser le bilan économique et social de François Hollande et circonscrire le « débat » aux valeurs, pour n’avoir que Marine le Pen au second tour, convaincus qu’Alain Juppé perdra la primaire des « Républicains » et qu’un Sarkozy vainqueur, enverrait Bayrou dans ses « jambes ». Un pari à très haut risque, évidemment… En attendant, comme le fait très justement remarquer Maxime Tandonnet, fleurissent: « Les « unes » racoleuses et sondages biaisés, jusqu’à la nausée, d’une partie de la presse et des médias. La France dite «d’en haut», est entrée dans un ballet d’hypocrisie sans  précédent. Elle fait semblant de diaboliser le parti créé par Jean-Marie Le Pen, tout en lui vouant un culte étrange, une sublimation des plus ambigües. »  Des « Unes » que je vois (comment faire autrement?), et que je zappeAh! ce soir France-Nouvelle Zélande à la télé. C’est tout.  Et puis, j’irai me coucher avec le dernier Richard Ford, ce « tendre vieux grognon »…

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