La double offense de « Libé » : aux mots, à l’intelligence…

 

De temps en temps, je fais une petite virée dans les pages de Libé et Télérama – « les Inrocks » est au dessus de mes forces. Une façon de rester au contact de la nullité morale et politique dont peuvent être capables certains de leurs journalistes. Et de jouir aussi des subtiles beautés de leurs styles forgés dans les amphis militantes des facs de socio. Hier, je suis donc tombé sur la sœur-sourire de Libération. Une nommée Laure Bretton. Elle y écrit des billets bon chic bon genre, dans celui propre à cette petite bourgeoisie avancée en tout domaine des métropoles mondialisées. Son dernier « opus » – ben oui, opus ! – cible le couple Macron-Darmanin. Macron surtout, qui aurait eu l’audace d’évoquer « une relation de confiance d’homme à homme» avec son jeune ministre. Un choix de mots, minaude-t-elle, « vertigineux ». Bigre, vertigineux ! Des mots, une expression, qui montreraient, « en creux », qu’Emmanuel Macron n’aurait rien compris « des rapports de force entre les hommes et les femmes qui matricent toujours notre société. », dit-elle. Notez l’élégant « matricer » au passage ! Ou bien alors, pontifie-t-elle en versant dans le ridicule politicien, « cette formule a été testée et validée par les communicants présidentiels comme une contre-attaque politique – un clin d’œil appuyé à la frange la plus conservatrice de son électorat – et c’est alors une provocation voulue à l’égard des féministes » On en est donc là, pensais-je. Avec du rien écrire bêlement, tout en prétendant au bon goût politique du moment, aligner pédantesquement de pareilles niaiseries idéologiques. Enfin, dans quelques minutes tout ça sera passé. Et ce n’est pas le vent de force 4 qui souffle aujourd’hui qui va m’empêcher d’aller prendre un bain d’eau salée. Ni sa température : 18 degrés, peut-être ! De quoi remettre les idées en place… Allez, c’est l’heure !

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