Contre-Regards

par Michel SANTO

Articles marqués avec ‘libération’

Le 19 août 2019, Narbonne commémorait et fêtait le 75e anniversaire de sa libération…

 

Les Andrews Sisters 1940.

 

Avant-hier, en début de soirée, place de l’Hôtel de Ville,  sous un ciel bas, nuageux et sombre qu’agitait un vent du Nord agressif et frisquet, une foule cosmopolite et vacancière traînait son ennui autour de la fosse exposant une portion de la Via Domitia, en la circonstance protégée par des barrières métalliques, tandis que des producteurs locaux de vins, de confits de canard, de riz et de fruits de saison finissaient d’installer leurs étals, et pour certains leurs tables ou leurs tonneaux.

Créteil ou le silence engagé des “anti-racistes” professionnels!

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À Créteil, un fait divers abominable, une jeune femme de 19 ans violée dans un appartement devant son compagnon sur un mobile antisémite. Un faits divers misérable, un crime qui souligne le climat de violence communautaire et religieuse qui s’est emparé des banlieues populaires du pays. Et quelques centaines de personnes seulement pour se réunir dans le quartier du Port, pour dénoncer cet acte odieux commis contre ce couple tenu pour être riche par leurs agresseurs parce que juifs, évidemment! Pourquoi donc ce silence relatif au tintamarre médiatique habituel,  à l’exception des fortes paroles du Ministre de l’Intérieur :”Derrière ce crime, il y a un mal qui ronge la République et que nous devons combattre à tout prix.”

Zemmour chassé dans tous les médias y est pourtant toujours invité!

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Bruno Roger-Petit s’indigne de la publicité faite par les médias et leurs journalistes à Éric Zemmour et son dernier ouvrage. Encore une fois pour  ce chroniqueur du Nouvel Obs, qui assurément ne sera pas la dernière, tant ce que représente cet auteur à succès le révulse. Mais  cependant pas jusqu’à précisément qualifier ce que Zemmour pour lui incarne.

Faut-il un ” come back ” de Sarkozy pour sauver la presse de gauche de la débandade ?

Faut-il un " come back "  de Sarkozy pour sauver la presse de gauche de la débandade ?

Un article d'une belle et cruelle lucidité ! Sa conclusion :

" La crise que vit aujourd’hui Libération est sans doute une magnifique occasion pour prendre au sérieux le message du public qui en a marre des prêtres, des instituteurs et des colons déguisés en journalistes. Qui en a marre de s’ennuyer, de ne rien ressentir, de ne jamais être surpris.

Marre qu’on le traite comme un éternel mineur, qu’on lui vende une idéologie usée et stupide, qu’on ne le fasse presque jamais rire. Marre qu’on lui dise que ce monde est le seul qui soit, que tout changement est à trouver dans le passé, que la politique n’a lieu que les dimanches électoraux.

Marre qu’on ne l’invite pas à réinventer la société, la politique, la réalité, la langue. Marre que la lecture d’un journal ne soit jamais une expérience forte, enivrante, affolante. Marre. "

Le risque communautariste.

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Samedi dernier, je signalais,sur Facebook, un commentaire de Véronique  Maurus, la médiatrice du journal «le Monde», qui soulignait le ras le bol d’une partie de son lectorat, pourtant modéré, quant au ” politiquement correct sociétal ” longtemps assumé de ce quotidien. Ce qui m’amenait à m’interroger sur un éventuel changement de ligne éditoriale, voire une amorce d’autocritique, de ce « grand journal du soir ». Et voilà que je lis ceci dans les pages de son concurrent direct «Libération» :”Les autorités ont appelé au calme et mis en garde contre le “risque communautariste” lundi au Pontet, au lendemain d’une rixe en pleine rue entre des jeunes d’origine turque et marocaine qui a fait un mort et quatre blessés.” Des jeunes d’origine… ! qui, sous la plume d’un journaliste du «Figaro», par exemple, aurait valu à ce dernier, il y a quelques mois encore dans les colonnes du journal de Laurent Joffrin, le doux qualificatif de « raciste honteux ». Serait ce le signe que « le risque communautariste » est enfin pris au sérieux et qu’à le masquer sous couvert d’euphémisme du style « jeunes de banlieues ou de villages » on finissait par l’entretenir ? J’ose le croire pour, enfin, oser l’exposer et en analyser les sources et toutes ses conséquences