Le discrédit de la parole politique !

 

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L’axe Elysée/Matignon/Le Monde tente d’allumer désespérément des contre feux afin de noyer l’incendie politique provoqué par la catastrophique gestion Hollandienne de l’expulsion de la famille Dibrani. Mais la recette anti-américaine classiquement proposée au « peuple de gauche » pour lier toutes ses composantes ne prend plus. Elle file! De  « l’espionnage » dont nous ferions l’objet  (j’en tremble quand j’ouvre mon ordinateur ou téléphone à mon petit fils) dont ce journal en fait sa  » Une «  et Fabius un coup de sang, tout le monde s’en moque . Obama le premier ! Qui se marre en nous rappelant que ce n’était un secret pour personne, qu’il allait continuer et que venant de « l’un des plus grands bastions de l’espionnage au monde » il n’en avait finalement rien à cirer.

Pendant ce temps, dans ce pays, un agriculteur se suicide tous les jours, de nouveaux contribuables se retrouvent au bord de la misère,  des pans entiers de son industrie s’écroulent tandis qu’un Vincent Placé souhaite que le mouvement lycéen en faveur de Léonarda reprenne et que Bernard Delanoë précise  « qu’il faut absolument éviter d’expulser des enfants qui sont dans un parcours scolaire régulier ». Ce qui aurait le  mérite d’afficher moins hypocritement que ne le fait la circulaire Valls l’officialisation d’une filière autorisée d’immigration clandestine. Devant tant d’irresponsabilité on peut comprendre la colère qui monte. Le ciment de la nation que composent des institutions stables et le refus des extrémismes est en passe en effet de se décomposer. Et je ne saurais mieux conclure qu’en citant Nicolas Baverez : « C’est ce fil qui est en passe d’être cassé par l’incapacité de François Hollande à assumer la fonction de chef de l’État et de l’opposition à lui opposer un projet alternatif crédible. Jamais depuis les guerres coloniales, les périls n’ont été aussi grands. Jamais sous la Ve République, théoriquement construite pour affronter les crises, la France ne les a affrontées avec un tel discrédit de la parole politique, gangrenée par le déni, le mensonge et l’incohérence érigés en système. » (on trouvera l’intégralité de son texte, remarquable,  publié hier dans Le Figaro, sur la page Facebook de l’ami Brice Couturier )

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