Contre-Regards

par Michel SANTO

La voix de Léon Blum nous manque!




En  juillet 1931, Léon Blum (1) présidait la cérémonie de la distribution des prix au lycée de Narbonne. Narbonne dont il était le député.
Il y fit
cette déclaration d’amour : « J’aime Narbonne parce qu’elle m’a révélé un des plus beaux types de la nature et du caractère humain ; parce que votre lumière, digne de la Toscane ou de l’Ombrie, baigne à tous les points de l’horizon, des lignes âpres et nobles ; parce qu’ici, comme eût dit Stendhal, “ rien n’est plat ” : parce que le mélange heureux des sangs a produit chez vous une race ardente, fière, généreuse, capable de toutes les exaltations et de tous les dévouements. ».
On admirera le style, si loin de tous ceux qui lui succédèrent jusqu’à ce jour ! Un style qui définit une âme. Une âme dont la grandeur ne s’est jamais abaissée à justifier l’injustifiable que sont, en politique comme dans la vie, la vulgarité d’esprit et le mépris des hommes.
On devine aisément aussi ce qu’il aurait pensé, aujourd’hui, de l’attitude de ses propres amis politiques languedociens qui toujours et encore défendent un G.Frêche…
Sa voix manque pour leur faire entendre raison.
A Narbonne, plus qu’ailleurs…

(1) Léon Blum, battu par Jacques Duclos lors des législatives de 1928 à Paris, avait été élu député de Narbonne, lors d’une partielle en 1929.

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