Contre-Regards

par Michel SANTO

Les vraies raisons de l’échec de N.E.C ne sont pas à chercher du côté de Robin(es)…

 
Masques de théâtre tragique et comique.

Je lis ici ou là sur les réseaux sociaux notamment, des critiques au vitriol de militants et sympathisants  de la liste Ps et PCF, pour l’essentiel, conduite par Nicolas Sainte Cluque (NEC), que relaient aussi certains soutiens de celle menée par Viviane Thivent, les Robin(es).

Pour cet ensemble politiquement hétéroclite, mais uni sur le seul objectif de faire tomber Didier Mouly, le maintien des Verts au second tour, serait responsable de la défaite de Narbonne En Commun (NEC). Ce qui, à mon sens est une profonde erreur d’analyse. Pourquoi, me demandera-t-on ? D’abord parce qu’on n’additionne pas des électeurs de premier tour comme on ferait la somme de sacs de pommes de terre. En politique en effet 1+1 ne fait jamais deux. En l’occurrence, si Viviane Thivent avait cédé aux pressions venues de son camp et de celui de  Nicolas Sainte Cluque pour réaliser une éventuelle fusion, elle aurait perdu au passage une bonne partie de son électorat de premier tour, s’en permettre  pour autant à la liste de NEC de remporter la mise. Des  Robin (es), qui auraient perdu aussi dans cette chute collective toute capacité d’expression politique propre et dilapidé en outre leur capital accumulé depuis les européennes. Dans ce contexte, le maintien des Verts était  donc la seule voie politique envisageable. À gauche, si tant est qu’il faille les situer dans ce « camp », on peut donc dire, à l’issue de cette élection, que l’hégémonie jusqu’ici du PS a pris un sérieux coup de corne. Cela précisé, il faut donc chercher ailleurs les véritables  raisons de l’échec de Nicolas Sainte Cluque. Soyons clair, c’est dans sa propre « maison », et dès son investiture par le PS, que les divisions étaient les plus fortes ; divisions qui ont  cassé toute dynamique politique en sa faveur. C’est sa concurrente, non déclarée, en interne, madame Bossis, qui, en désaccord sur la « méthode » du candidat investi,  a  été  d’une remarquable discrétion  pendant toute cette campagne ; c’est aussi madame Sophie Calmon Courrière qui, elle, a préféré quitter Narbonne pour tenter de se faire élire confortablement à  Lézignan, mais qui, à la surprise générale, est tombée avec le maire PS sortant ; c’est ensuite Jacques Bascou, muet pendant le premier tour, et discret au second, dont les amis avait investi la liste concurrente de madame Granier, comme ceux du PRG de Didier Codorniou, pourtant l’allié naturel du PS, à la Région et au Département… Alors, plutôt que de se défausser sur des Verts qui, dans ce contexte, ont joué rationnellement leur match, les déçus de la défaite de NEC et de Nicolas Sainte Cluque, devraient plutôt se pencher sur les responsabilités propres à cette coalition, et principalement à celles internes au PS et au PRG. Nicolas Sainte Cluque, dont les qualités  humaines ne sauraient être mises en  cause, ne  pouvait donc, dans de telles conditions, et ce malgré une  campagne honorable, gagner l’Hôtel de Ville.  De cela que je viens d’exposer, je pense, peut être à tort, qu’il en est conscient. Exposera–t–il lui même, publiquement, un jour, ces « vérités » ? J’en doute, et je peux le comprendre. Peut-être aussi que je me trompe !

Rétrolien depuis votre site.

Commentaires (2)

  • Avatar

    MARTINEZ

    |

    Oui Michel, c’est sans doute tout cela qui a permis à Didier MOULY de doubler la mise. Nombreux sont ceux qui ont compris pourquoi je n’apprécie nullement certaines action du Maître Maire mais je dois lui reconnaître un certain talent en stratégie. Il n’avait en face de lui que des amateurs complètement dépassés , nous sommes au 21 ème siècle, pas au moyen âge, ils n’ont rien compris. La clef qui a permis à Didier d’ouvrir la porte de l’Hôtel de Ville porte un un nom . Un mot qu’il n’a cessé de répéter “GESTION” (alors que dans ce domaine je ne lui accorde aucun crédit) les autres se sont englués dans leurs idéologies fumeuses. sans proposer des solutions pour que notre ville sorte de la spirale du chômage, du gaspillage, de l’endettement. Face à ce manque de pragmatisme les Narbonnais ont choisi ,vaille que vaille la continuité plutôt que l’aventure. Il faut tout de même relativiser cette victoire, qui est incontestable, 57% des électeurs se sont prononcés contre le Maire sortant, c’est un point qu’il devrait méditer.

    Reply

  • Avatar

    Gérard

    |

    D’accord globalement avec l’analyse mais il ne faut pas oublier que Narbonne a une population de type “petite bourgeoisie” et que son vote ira de plus en plus vers la droite!

    Reply

Laisser un commentaire