Narbonne ! Municipales 2020 : Quelques remarques sur la polémique entre Bertrand Malquier et Nicolas Sainte Cluque

 
Narbonne. Hôtel de ville.
 

Bertrand Malquier accuse Nicolas Sainte Cluque de plagiat, le second prétendant le contraire. Le sujet de la polémique étant « l’aménagement des berges de la Robine » selon l’Indépendant du jour. Je vais donc mettre les deux candidats d’accord, sur un point seulement : la date et l’origine de ce projet en débat, en reprenant ce que j’écrivais dans mon blog le 20 novembre 2019, sous le titre : « Narbonne ! Municipales2020 : À mon tour d’entrer en campagne ! ». Voici : « Poursuivons donc notre réflexion sur les grandes options d’aménagement que les équipes en compétition à l’exercice du pouvoir municipal devraient, à mon sens, inscrire comme prioritaires. Et prenons l’exemple d’un grand chantier structurant concernant le centre ville aux croisement de logiques urbaines, environnementales, culturelles… et de mobilités. Ce chantier est celui de la redéfinition et du réaménagement de l’espace compris entre le pont de la Liberté et du Théâtre-Musée. Aujourd’hui, la rupture est évidente entre le cœur historique, les Barques, et cet espace qui s’étend en largeur de part et d’autre du canal de la Robine. Un espace essentiellement dédié à la circulation et au stationnement automobile qui ne peut, en l’état, favoriser la fluidité de mobilités douces et les échanges avec le cœur historique de la ville. Pour ce faire, il faudrait donc, dans la continuité esthétique, en plus vert, si je puis dire, des Barques, élargir et paysager ce qui aujourd’hui ne sont, de fait, que des parkings — ce qui, au passage, si je puis dire, permettrait à Narbonne de prétendre offrir à ses habitants et visiteurs une des plus grandes «promenades» ou places urbaines de la Région — et limiter, en conséquence, à une seule voie de circulation les quais Victor Hugo et Vallière. La jonction avec la voie verte en cours de création (par l’avenue Hubert Mouly), ne présentant pas de difficultés particulières se ferait — façon de parler — naturellement. La même philosophie devrait aussi inspirer l’aménagement vers l’amont jusqu’au moulin du Gua des quais de la Robine, en commençant, rive droite, par la piétonnisation du quai Dillon, puis par l’élargissement des voies piétonnes sur les quais d’Alsace et de Lorraine. Voilà, pour l’essentiel, une proposition qui ne devrait pas soulever de questions idéologiques et/ou politiques et qui conditionne — sauf à me démontrer le contraire — la réussite de l’élargissement d’un centre ville jusqu’aux limites du nouveau quartier-est et de ses deux gros équipements culturels, tout en dynamisant son cœur historique. Comme on peut le constater, il n’y pas d’aménagement urbain conséquent sans prise en compte de toutes les dimensions de la vie d’une cité : les transports, la culture, l’environnement… » Cette analyse et ce projet, je les mettais dans le débat, libres de droit, évidemment. Et, comme on peut le constater à la lecture du texte exposé ci-dessus, on est très loin du seul aménagement des berges de la Robine et de la mise à l’eau de petites navettes en petits bâteaux électriques pour circuler sur le canal entre le centre-ville et Narbo-Via, comme le prétend Nicolas Sainte Cluque. Et force est de remarquer aussi que la proposition de NN, que défend Bertrand Malquier, est, sur le fond, plus proche de la philosophie générale du projet que j’exposais en novembre 2019, que celle de Narbonne En Commun – un brin improvisée ! Une certaine conception que je me fais de l’honnêteté intellectuelle, m’obligeait à intervenir dans cette polémique pour la replacer dans son contexte. C’est fait ! Il va de soi, qu’elle ne préjuge en rien, évidemment, de ce que sera mon vote. Une précision malheureusement nécessaire dans ce climat électoral où la moindre petite remarque ou critique vous classe définitivement dans un camp plutôt que dans un autre…

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