Contre-Regards

par Michel SANTO

Narbonne ! Municipales 2020 : Transferts politiques croisés et brouillages idéologiques…

 
Narbonne. Hôtel de ville.
 

Nous n’aurons jamais vu autant de « transferts » politiques croisés que dans cette dernière « campagne » des municipales. Impossible ici d’en dresser la liste complète : il me faudrait quadrupler le format habituel de ces textes. Je n’en présenterai donc que quelques uns, particulièrement représentatifs, pour en montrer l’importance. Commençons par Madame Garbay, qui, la première, est passée d’une candidature à la candidature « La REM », aux législatives dernières, à une alliance PS-PC, pour finir sur la liste de son ancienne collègue : Madame Granier-Calvet. Madame Granier-Calvet qui, après avoir fait campagne, elle aussi, pour le candidat de la REM à la présidentielle, fut, comme madame Garbay, l’adjointe de Didier Mouly. Retenons également dans notre échantillon le nom de Madame Flautre, qui, anciennement élue sous le dossard EELV et membre de la minorité sortante de Jacques Bascou ex-PS, figure désormais (madame Flautre!) aux côtés de David Granel, le candidat de Narbonne XXI, anciennement NN, soutenu par La REM. L’itinéraire de madame Viviane Thivent, d’EELV , n’est pas mal non plus, qui avait commencé sa course vers l’Hôtel de Ville , avec Narbonne en Commun, et qui, depuis, a quitté ce peloton pour rouler à son compte sous le maillot blanc (en fait une blouse de médecin !) des « Robines et les Robins ». Comme je le disais plus haut, j’ai sorti du cadre les « grosses prises » par un camp ou par un autre annoncées dans la presse, certaines ayant même été virées des trombisnoscopes officiels déposés en sous-préfecture. Sortis aussi les militants connus du PS, des LR, de NN et d’ailleurs qui, depuis l’éclatement des partis traditionnels, notamment, se retrouvent essentiellement à Narbonne XXI, chez madame Granier-Calvet, ou monsieur Sainte Cluque. Je note, au passage, (serait-ce un défaut d’optique de ma part ?) qu’une majorité de dames se trouve impliquée dans ces « transferts ». J’observe enfin, qu’à l’exception du PCF, fermement , et du PS, mollement, ainsi que du Rassemblement National, les appartenances partisanes, les engagements, filiations et affinités politiques sont soigneusement estompés dans les autres « mouvements » ; une tradition cependant fortement ancrée dans le « Moulysme » municipal. Il est vrai que ces élections, qui n’ont pas d’enjeux politiques et idéologiques de premier plan, et que le vent de dégagisme des anciens partis, qui souffle encore très fort favorisent cette, disons, grande discrétion partisane. Et qu’il faut donc s’armer d’un bon microscope pour repérer la « coloration » politique moyenne des listes en présence. On pourrait me  dire qu’elle n’a plus aucune importance. Eh bien non, au positif ou en négatif, elle compte encore.

À propos de «transferts » toujours, je remarque qu’aucun observateur n’a prêté attention à celui de Sophie Courrière-Calmon (fille de Raymond Courrière, l’ancien président PS du Conseil Général de l’Aude). Géographique celui-là ! La voilà candidate sur la liste du maire sortant, PS, de Lézignan. Une élection plus assurée, sans doute ; peut-être aussi la conséquence des choix stratégiques faits par ses amis narbonnais.

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