Jeudi, en fin d’après-midi, à l’heure où le préposé municipal ferme la grande porte d’entrée de l’hôtel de ville de Narbonne, une petite centaine de manifestants étaient rassemblés devant elle à l’appel discret des élus de gauche du département et de la commune, notamment, pour soutenir dans l’épreuve le courageux peuple ukrainien. Discret, dis-je, car rien dans la presse locale n’avait annoncé, à ma connaissance en tout cas, cette manifestation.
À lire, voir et entendre commentaires et reportages sur la guerre menée par le pouvoir russe en Ukraine, j’ai l’impression d’assister à un spectacle d’une perversion inouïe où des experts autoproclamés nous rejouent la deuxième guerre mondiale, quand d’autres espèrent un enlisement à l’afghane ou parient sur un coup d’État qui déposerait et éliminerait Poutine ; voire laissent entendre préférer le risque nucléaire où la guerre totale par l’intervention de l’OTAN.
Si j’en avais le pouvoir, je ferais le cadeau de ce merveilleux petit livre à tous ceux qui, par bonheur, hasard ou nécessité, résident, temporairement ou pas, dans ma petite cité narbonnaise.
Cela faisait plusieurs jours, une quinzaine, que ces images tournaient dans ma « tête », impuissant que j’étais à les mettre en mots ; à en saisir le pourquoi et le sens. C’était un dimanche matin et j’étais sorti « faire un petit tour en ville ». Les marchands de plein vent installés sur la promenade des Barques et le parvis des Halles donnaient de l’animation au centre-ville. Et de part et d’autre du canal de la Robine, la foule était dense, comme d’habitude ! et le marché couvert, tout aussi populeux, bondé.
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