S’il faisait jour, la lumière était grise et le vent froid. Il était 7h 30. Je me rendais dans un laboratoire pour un contrôle de routine. À jeun. Sans ma dose de café. Pressé d’en finir. Cet homme, marchait loin devant moi.
Nathalie Bianco a brillamment résumé, pour moi en tout cas qui ne regarde plus ce genre de ridicule pantomime, la soirée des Cesars. Comme prévu, on a eu droit à un festival de vulgarités « progressistes ». À vous dégoûter d’entrer dans une salle de cinéma pour y voir un fim français. En existe-t-il un encore – de cinéma français –, au fait ?
Canal de la Robine. Promenade des Barques. Ensemble monumental.
Il y aurait tant à dire d’une journée apparemment vide, songeais-je, assis, « au soleil », sur un banc de la promenade des Barques d’où j’observais, distraitement, l’agitation et les déplacements de flâneurs, pour la plupart jeunes, insouciants et très légèrement vêtus. Les garçons portaient d’amples tee shirts et des jeans informes, les filles de minuscules débardeurs et des pantalons très moulants.
L’envie me prend, souvent, dans une controverse, un débat, lus, le plus souvent – je ne regarde ni n’écoute les journaux, chroniques et émissions dites « politiques » à la télé ou à la radio – , l’exaspération montant au fil des clichés, banalités et sottises savamment alignés par des compagnies de faiseurs d’opinion, grands et petits, à découvert ou pas, en général planqués dans de confortables niches sociales et intellectuelles – j’allais écrire petite bourgeoise – ;
« Parce que le cirque, au fond, est une superbe image synthétique. Nous nous y amusons, mais tout en sachant bien que nous y frisons aussi la mort. Ne venez pas me dire que ce n’est pas vous qui vous balancez sur un trapèze, qui enfilez, motocyclette entre les cuisses, les aiguilles de la mort ! Car nous participons tous. De secrètes informations, au plus aigu des réminiscences animales, nous rappellent à tout moment, sous le ciel rose des flonflons, que le cirque est naturel, que cette anxiété que nous éprouvons devant les acrobates et les danseuses de corde, les cygnes savants ou les illusionnistes, c’est l’anxiété même du monde. »
Léon-Paul Fargue : Dîners de lune (Gallimard)
« Celui qui se nourrit de perroquets mange des êtres qui parlent le langage humain. Il mange une copie de l’homme. » Mangeurs de mots, un monde neuf naîtra du rien qui vous reste dans la bouche.
Marc Le Bot : La vie des animaux illustres (Fata Morgana; page 99)
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